Salé : trois militants du PJD poursuivis dans le cadre de la loi antiterroriste

5437685854_d630fceaff_b-
836
Partager :

Le juge d’instruction près la Cour d’appel de Salé, chargé des affaires terroristes a rendu sa décision à propos de l’affaire des trois militants du PJD accusés d’apologie du terrorisme. Les mis en cause seront poursuivis dans le cadre de la loi antiterroriste.

Depuis qu’internet est devenu un théâtre de lutte idéologique et politique, les commentaires des personnes fanatiques n’ont pas cessé de foisonner durant les dernières années. Dans le cadre de ses actions de lutte contre le terrorisme, la BCIJ avait procédé à l’arrestation des trois militants du PJD suite à un communiqué conjoint de Mohamed Hassad, ministre de l’Intérieur, et Mustapha Ramid, ministre de la Justice et des libertés, qui demandait l’ouverture d’une enquête sur les publications faisant, dans les réseaux sociaux, «l’apologie de l’assassinat de l’ambassadeur russe en Turquie».

Le verdict est enfin tombé, le juge d’instruction près la Cour d’appel de Salé a décidé de poursuivre les trois « chevaliers de la justice » (nom de la brigade électronique du PJD)  dans le cadre de la loi antiterroriste. Et ceci malgré les revendications d’Abdessamad El Idrissi, avocat des mis en cause, qui souhaitait que ses mandataires soient poursuivis dans le cadre du Code de la presse et de l’édition, comme le rapporte Akhbar-Al Yaoum dans son édition de ce mercredi 15 février. Les trois militants du parti de la lampe, qui ont appelé ouvertement à la haine et au mépris, n’échapperont pas à la règle et seront donc poursuivis dans le cadre de la loi antiterroriste.

Pour rappel, les deux ministères avaient rappelé que l’apologie d’actes terroristes constitue un crime puni par la loi conformément à l’article 218-2 du code pénal. Cet article stipule que quiconque fait l’apologie d’actes terroristes est punissable d'un emprisonnement de 2 à 6 ans et d'une amende de 10.000 à 200.000 dirhams.