UGTM: le nouvel accord social rétablit la confiance entre l'employé et l'employeur

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La signature de l'accord du 25 avril 2019, entre le gouvernement et des syndicats, a permis de rétablir la confiance entre l'employé et l'employeur, a affirmé, mercredi 1er mai à Casablanca, le Secrétaire général de l'Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), Enaam Mayara, qui présidait un meeting organisé à l'occasion de la fête du travail.

M. Mayara a estimé que la conclusion de cet accord, notamment le volet lié à l'amélioration des revenus, permet de ''récupérer ce qui a été spolié arbitrairement lors de la soi-disant réforme de la retraite''.

Cet accord, a-t-il expliqué, n’est que le point de départ de concertations marathoniennes, appelant le gouvernement à engager dans l’immédiat des négociations sectorielles dans la fonction publique, relatives notamment aux techniciens, aux ingénieurs, aux administrateurs, aux médecins, aux diplômés et à l'ensemble des employés du secteur privé.  Ledit accord constitue également un départ pour ouvrir le dialogue au sein des institutions productives en vue d'augmenter les salaires et non seulement le SMIG, et ce, dans le cadre d’un dialogue social débouchant sur des conventions collectives, dont l’objectif est de préserver la dignité et de renforcer les droits et acquis de la classe ouvrière.

M. Mayara a, en outre, souligné que l'UGTM a signé cet accord, convaincue de la responsabilité lui incombant en tant que centrale syndicale qui croit en la réalisation du développement socio-économique et de la paix sociale, sans lesquels ne peut être assuré le développement du pays.  

Parallèlement à la tenue des Assises nationales de la fiscalité, M. Mayara a estimé que l’allégement des impôts demeure une revendication majeure, appelant à soulager, à cet effet, le fardeau de la classe ouvrière.  D'autre part, le gouvernement n’a pas honoré ses engagements lors des précédents rounds, a-t-il dit, soulignant que l'exécutif n’a pas pu réaliser que 20% de son programme.

 D’autres intervenants ont appelé, lors de ce meeting, le gouvernement à satisfaire les revendications sociales, matérielles et professionnelles de la classe ouvrière, mettant l’accent sur la nécessité de préserver les acquis sociaux et les libertés syndicales.