2ème FMDH : Les temps forts de l’ouverture

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couv-fmdh Marqué par le message royal et le discours de Naima Amar, la séance d’ouverture du Forum mondial des droits de l’Homme à Marrkech a été riche en promesses pour l’avenir. Pendant trois jours la cité ocre va être rythmée par les débats autour des droits de l’Homme. La cérémonie d’ouverture, haute en couleur, a donné le ton, hier soir, sous l’immense chapiteau blanc où plus de 6.000 personnes venant d'une centaine de pays, représentant ONG locales et internationales, agences des Nations Unies, gouvernements, institutions nationales des droits de l'Homme, organismes internationaux, groupements professionnels, ainsi que des dirigeants politiques, acteurs mondiaux de développement et des droits humains, syndicats et entreprises, se sont retrouvés. Ouvrant la séance,  le ministre de la justice et des Libertés, M. Mustapha Ramid, a donné une lecture du message royal. Le premier moment fort. Le roi Mohamed VI rappelle dans son texte les avancées du Maroc en termes de droits de l’Homme. « Notre pays a fait de cette question un des axes principaux de ses politiques publiques, notamment en développant la budgétisation sensible au genre, reconnue par les Nations unies comme une démarche pionnière. Ajoutant, « qu’il reste beaucoup à faire ». Il est ainsi revenu sur la loi sur le travail domestique actuellement en discussion au Parlement et l'élaboration d'une loi sur la lutte contre la violence à l'égard des femmes, sans oublier l’instauration prochaine d’une Autorité pour la parité et la lutte contre toutes les formes de discrimination. Les applaudissements ont secoué la salle, obligeant le ministre à marquer une pause dans le discours. Et le dernier pas en matière de droit de l’Homme a été réalisé cette semaine. Le roi a salué la ratification par le Royaume du protocole facultatif de la Convention internationale contre la torture. Chaque personnalité, à sa manière, a félicité la tenue du forum dans le Maroc et sur l’importance de promouvoir un espace de dialogue public sur les droits humains à l'échelle internationale, où les principales avancées et les défis en la matière seront débattus. « Sans volonté, personne ne peut agir » a argué Ibrahim Salama, Haut-commissariat aux Droits de l'Homme des Nations Unis. Il a insisté sur la responsabilité des responsables politiques ainsi que du rôle majeur d’une société civile active, rappelant au passage, « que lutter contre le terrorisme ne justifie pas la négligence des droits de l’Homme ». Quant-à Rodriguez Zapatero, ex chef du gouvernement espagnol, il a insisté sur la lutte de la violence faite aux femmes. Mais l’autre temps fort de la séance a été marqué par l’allocution, en soulalyate, de Naima Amar, représentante des femmes Soulalyates. Le public s’est levé pour un standing ovation sous les applaudissements alors qu’elle dénonçait « l’oppression des femmes qui sont ignorées et dont les revendications des droits sont rejetées ». Tout cela annonce de riches débats en perspective. Le prochain forum mondial se tiendra en Argentine. Et Pablo Ouvina, Procureur général de la République en Argentine de clôturer la séance d’ouverture sur ces belles paroles : « Il faut qu’on sorte d’ici avec un engagement sérieux. Demain, il n’y aura pas de discours mais du concret ».