34.392 doctorants dans la recherche au Maroc, ce qu’Amzazi n’a pas dit…

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Rabat - Quelque 34.392 doctorants s'activent actuellement dans le domaine de la recherche au Maroc, a indiqué, mercredi à Rabat, le ministre de l'Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Saïd Amzazi.

S'exprimant à l'occasion de la remise des prix de distinction "Research Exellence Awards", M. Amzazi a expliqué que ce nombre a augmenté de 20% entre 2016 et 2018, alors que le nombre de thèses soutenues a augmenté de 35% au cours de la même période, notant que plus de 2.000 doctorats sont soutenus par an dans 63 centres d'études doctorales et 1.400 structures de recherche.

S'agissant du plan de la production scientifique, le ministre a précisé que les chercheurs marocains génèrent plus de 7.000 publications scientifiques indexées SCOPUS par an, soit une hausse de plus de 50% entre 2015 et 2017, représentant une moyenne globale à l'échelle nationale de 0,5 publication par chercheur par an, pour la totalité des enseignants-chercheurs.

Dans le même sillage, les chercheurs marocains déposent chaque année environ 100 brevets, a-t-il relevé, ajoutant qu'en 2018, 121 brevets ont été enregistrés au nom des universités et centres de recherche.

Pour ce qui est des contraintes, M. Amzazi a mis en avant l’innovation comme indicateur clé de la dynamique économique et sociale d’un pays, faisant savoir que "seule une entreprise sur trois à l’échelle nationale déclare avoir mis en place une activité recherche et développement".

De même, les fonds issus du secteur privé ne financent que 22% de l'activité de recherche innovation, alors que ce taux dépasse les 80% dans les meilleurs systèmes de recherche innovation dans le monde, a-t-il constaté, notant que le reste est majoritairement financé par l’État, à hauteur de 73%, alors que le Royaume consacre environ 0.8% du PIB à ce secteur.

Tout est donc bien dans les meilleurs labos de recherche. Mais ce que Saïd n’a pas dit ou n’a pas calculé, c’est combien sur ces plus de 32 mille doctorants iront renforcer les sit-in des diplômés chômeurs.