A quoi riment les réunions de la Centrale Danone ?

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A quoi servent les réunions de Centrale Danone avec les « consommateurs » si ce n’est pour vendre l’idée  des pertes de la société, qui seraient de l’ordre de 40%

Centrale Danone, la seule des trois victimes de la campagne de boycott à avoir trouvé des défenseurs au sein de l’élite marocaine poursuit ses réunions  dites de consultation du public le 3 août à Casablanca. Il n’y avait pas foule, mais la controverse était là pour animer un débat désorganisé. Le deuxième débat a eu lieu à Rabat  sans convaincre des boycotteurs qui considèrent la démarche comme un pur coup de communication et de marketing.

Lahcen Daoudi, encore ministre PJD sans l’être entièrement et dont on ne pas si il va le rester ou non, est bien monté au créneau pour défendre la centrale laitière sans avoir pareil bon sentiment pour les deux autres sociétés, marocaines celle-ci, Afriquia et Sidi Ali, tout aussi victimes et tout aussi employeurs de Marocains. Mais Emmanuel Faber, PDG de Danone, qui avait effectué une visite au Maroc et lancé la campagne de com en cours, tarde à lui donner des motifs de satisfaction.

La révision des prix n’a toujours pas eu lieu et la transparence promise se limite actuellement à de la palabre avec des parterres de commande. Exemple de cet échange saugrenu, l’invitation lancée par le directeur commercial de Centrale Danone aux consommateurs à visiter les usines de Centrale Danone au Maroc, sans prendre de rendez-vous. Ce leurre commercial d’une démagogie avérée témoigne bien de l’estime dans lequel la Centrale tient ses clients.

Les coûts de la production laitière, les prix à la vente comme les marges sont connus, et on ne voit pas la nécessité de poursuivre ces discussions si ce n’est pour vendre l’idée  des pertes de la Centrale, qui seraient de l’ordre de 40%, un chiffre sur lequel, sans remettre en cause la bonne foi de la société, les services fiscaux doivent être vigilants.