Boycott : Les responsables risquent d’être poursuivis

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A l’issue de la réunion hebdomadaire du conseil du gouvernement, ce jeudi 10 mai, le porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi a fait une déclaration concernant la campagne de boycott dirigée contre Sidi Ali, Centrale Danone et Afriquia

Mustapha El Khalfi a noté que le gouvernement a suivi la campagne de boycott visant un ensemble de produits, en particulier le lait, étant un produit de consommation de base surtout à l’approche du mois de Ramadan durant lequel le volume de la demande de ce produit augmente, tout en précisant que cette question a été traitée avec l’examen de ses dimensions, ses résultats et son impact sur l’économie nationale.

Il a été relevé la plupart du temps une série de données inexactes de nature à porter préjudice à l’économie du royaume et aux intérêts des agriculteurs et de leurs familles, a-t-il indiqué, faisant savoir que concernant le lait, considéré comme un produit de consommation essentiel lors du mois de Ramadan, il s’est avéré que la marge de bénéfice de la société en question est raisonnable et ne dépasse pas 20 centimes par litre, sachant qu’aucune augmentation n'a été appliquée sur le prix de ce produit depuis 2013.

En outre, El Khalfi a noté qu’aucun problème n'a été relevé au sujet de la collecte auprès des agriculteurs au niveau national, sachant que cette période constitue le pic de production du lait, qui est une matière périssable dont la durée de consommation est limitée.

Etant donné que des données disponibles révèlent et confirment que des informations erronées sont véhiculées, la poursuite de ce boycott est de nature à causer d'énormes pertes aux agriculteurs, a expliqué El Khalfi, faisant observer que si le boycott est maintenu, d’énormes pertes concerneront 460 mille agriculteurs au niveau national, leurs familles, ainsi que les travailleurs dans ce secteur, en plus du tissu économique et de la réputation du pays qui seront gravement affectés.

Le conseil du gouvernement a affirmé que véhiculer des allégations mensongères est une pratique illégale qui ne relève en aucun cas de la liberté d'expression, a noté El Khalfi, ajoutant que le gouvernement œuvrera à la révision de la loi actuelle "car personne ne saurait accepter que l'on véhicule des informations erronées pouvant porter atteinte à la réputation du pays et à son économie et causant de graves préjudices à des secteurs importants tels que l'agriculture, engendrant de grands problèmes économiques au pays".

Le gouvernement a également rappelé que la divulgation de fausses informations est sévèrement punie par la loi. Il a donc pris la décision "d'introduire des amendements à la loi" pour inclure des peines à l'encontre de ceux qui utilisent les réseaux sociaux pour diffuser de fausses informations.