Crise de la RAM : Face au silence de Sajid et l’absence de Addoue , le Parlement entre en scène

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Alors que la tension opposant la Royal Air Maroc (RAM) et l’Association Marocaine des Pilotes de Ligne (AMPL) persiste, le ministre du tourisme et le directeur général de la RAM pourraient être inquiétés

Depuis le début de la grève entamée par les pilotes de la RAM le 18 juillet dernier, des vols sont annulés tous les jours et les réclamations du personnel navigant, portant sur la revalorisation de leurs salaires, semblent être au point mort.

Face à la montée de la tension et aux impasses du dialogue, le ministre marocain du tourisme, Mohamed Sajid, et le PDG de la RAM, Abdelhamid Addou, pourraient être inquiétés. Le premier parce qu’il a été l’objet d’une polémique en décidant de se rendre en pèlerinage à la Mecque en pleine crise et le deuxième pour avoir annoncé l’annulation des commandes prévues de nouveaux appareils.

On apprend ainsi aiprès de Mohamed Aboudrar, député du PAM de Sidi Ifni, qu’il a demandé la tenue d’une réunion urgente en présence des deux responsables.

« Notre compagnie est dans de sales draps »

Toujours dans ce contexte de grève, une vingtaine de vols ont été annulés le week-end dernier à Casablanca et plusieurs passagers ont perdu leurs bagages.

Une source au sein de la compagnie, citée par Médias24, a déclaré : « notre compagnie est dans de sales draps et la situation empire de jour en jour ». Il a ajouté que les négociations entre la RAM et l’AMPL sont à l’arrêt depuis une semaine et la situation devient de moins en moins gérable au fil des jours.

S’exprimant sur les pertes de bagages ayant eu lieu le week-end dernier à l’aéroport de Casablanca, il explique : « le problème est que les passagers ont été avisés au dernier moment des suppressions et ceux qu’on a finalement pu transporter, avec plusieurs heures de retard, dans quelques avions affrétés en urgence ont perdu la trace de leurs bagages enregistrés dans les vols annulés ».

La même source a également déploré cette situation qui, estime-t-il, risque de coûter cher à la compagnie en termes d’image et de rentabilité.

Pour rappel, pas moins de 140 vols ont été annulés depuis le début de ce bras de fer entre l’AMPL et la RAM.