L’année des consolidations

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L’agence marocaine de presse (MAP) vient de sortir l’édition 2018 de l’Album MAP regroupant les images du Maroc les plus marquantes au cours de  l’année. Signé par le directeur de la MAP, Khalil Hachimi Idrissi, l’éditorial revient sur toutes les consolidations faites par le Maroc durant cette année  

S’il y un mot générique qui doit donner de la substance à l’action du Maroc et de son Roi en 2018 est bien celui de consolidation.

SM le Roi en deux actions précises a consolidé la place du Royaume au cœur de l’Afrique et au centre de ses institutions unitaires.

Dans le sillage de la COP22, la participation du Souverain au sommet du bassin du Congo a donné à notre pays une voix prépondérante dans le débat environnemental africain et un leadership incontesté sur cette question. L’Afrique à la quête d’une industrialisation pourvoyeuse d’emploi et d’un modèle économique plus efficient, ne devrait pas ignorer les questions clé de son avenir : la crise environnementale, la transition énergétique et les conséquences du réchauffement climatique subi.  

Le Sommet d’Abidjan entre l’UE et l’Afrique a été aussi l’occasion pour SM Le Roi d’affirmer haut et fort les thématiques cruciales que développe notre pays que ce soit au sujet des questions environnementales, de la question vitale de la migration, de l’action urgente contre le terrorisme notamment au Sahel ou de la nécessaire stabilité spirituelle du contient. L’on voit bien l’apport décisif du Royaume avec une dimension opérationnelle qui fait — à la différence d’autres  — que le discours marocain est toujours au diapason de l’action en Afrique et ailleurs.

 Ces grandes messes multilatérales ne font pas oublier au Maroc la vitalité de ses relations bilatérales.  Deux pays en sont l’illustration. Le Nigeria et l’Ethiopie. Deux géants l’un à l’Ouest et l’autre à l’Est du contient. Le projet de gazoduc notamment entre le Nigeria et le Maroc donne une densité jamais égalée entre les deux pays et une entente au sommet des deux Etats exceptionnelle. Le projet majeur de l’OCP donne à la relation avec l’Ethiopie un élan et un dynamisme qui se répercute en cascade sur tous les domaines possibles de coopération. Évidemment la relation distinguée entre les deux chefs d’Etat donne une densité remarquable à cette dynamique.       

Sur le plan national, 2018 reste marquée par le rythme des grands chantiers. Les lancements continuent. Et les livraisons se suivent. Nous délivrons, tel peut être le slogan de cette période.

Al Boraq jaillit ! La LGV marocaine voit le jour. Fruit d’une exceptionnelle rencontre entre le génie français et le génie marocain, ce train à grande vitesse inscrit le pays dans une modernité incontestable et lui confère dans le domaine du transport public une exception continentale. Quand le Maroc ose, malgré les doutes de certains, il réussit. Tous les grands chantiers de SM Le Roi Mohammed VI sont l’expression d’une audace elle-même sous tendue par une intelligence de enjeux et une projection décidée dans le futur.     

L’initiative nationale pour le développement humain (INDH) passe à la phase 2. Elle gagne en maturité, en généralisation et en efficience. Par ces temps troubles socialement, qui aurait pu imaginer le poids de cette initiative — un vrai filet social — pour contenir les déséquilibres sociaux et leurs conséquences néfastes sur la population. Si l’INDH n’existait pas, il aurait fallu, bien sûr, l’inventer car sur le terrain les projets estampillés INDH font vraiment la différence et corrigent les ratés de la redistribution.  

Dans les nouveaux métiers du Maroc nous continuons à aller bon train. L’automobile et l’aéronautique montent en puissance. Les emplois suivent. L’export s’accélère. Et la formation se maintient tant bien que mal. Là aussi nous délivrons mais devons accompagner davantage les opérateurs dans le domaine notamment de la formation.

Le SIAM 2018 a été un grand cru. Cet évènement consolide les avancées du Plan Maroc Vert et internationalise les acquis et le savoir-faire du Royaume dans l’Agriculture moderne. Là aussi la différence a été faite. On a même plus une image nette de l’agriculture du passé tellement elle a été dépassée. Des réseaux plus modernes. Un investissement plus visible. Une productivité assurée. Une valeur ajoutée notable et une création collective de valeur mesurable. La différence est faite !    

Pour rester dans le domaine de l’Agriculture et de la Pêche nous pouvons dire que la situation est revenue à la normale avec l’UE. Les efforts pédagogiques de la diplomatie marocaine ont payé face aux errements « judiciaires » d’une Europe qui n’est plus capable de défendre ses intérêts en distinguant franchement entre un partenaire historique et engagé et les convulsions pitoyables des boites de lobbying stériles de Bruxelles.

Il reste que sur la plan stratégique le Maroc a ouvert de nouvelles voies. Chine, Russie, Grande-Bretagne. La terre du bon Dieu est vaste et la diplomatie marocaine sous l’impulsion de SM Le Roi voit désormais plus grand !  Moins étriquée, plus extravertie, plus offensive et finalement plus universelle, cette diplomatie a plus de gammes et plus de flèches à son arc. Elle est aujourd’hui dans son temps. Le Maroc aussi !   

*Directeur général de MAP