Laftit : la question des droits humains, un choix stratégique irréversible sous la conduite du roi

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Le Maroc a franchi "de grandes étapes" grâce aux grands acquis historiques qui ont fait de la question des droits humains "un choix stratégique irréversible"

Les autorités publiques ont "largement réussi" à concilier entre les revendications relatives au droit d’exercer les libertés et au devoir de maintien de l’ordre, a affirmé ce jeudi 9 novembre le ministre de l'intérieur, Abdelouafi Laftit, ajoutant que les autorités compétentes ne se sont pas limitées à interagir positivement avec les différents mouvements de protestation sur la voie publique mais elles ont veillé à les encadrer pour se dérouler dans de bonnes conditions

S’exprimant lors de la présentation du budget sectorielle du ministère pour l’année 2018 devant la commission de l’intérieure, des collectivités territoriales, de l’habitat et de la politique de la ville à la Chambre des représentants, Laftit a indiqué que la nature du traitement par les autorités publiques de tous les mouvements de protestation donne une idée claire sur le niveau d’ouverture dont a fait montre l’Etat et son souci de veiller à assurer les conditions appropriées pour l’exercice des droits et libertés par les individus et les collectivités notamment la liberté d’expression.

Le Maroc a franchi "de grandes étapes" dans ce domaine grâce aux grands acquis historiques qui ont fait de la question des droits humains "un choix stratégique irréversible" sous la conduite du roi Mohammed VI qui a veillé à consacrer cette orientation dans la Constitution de 2011, a rappelé le ministre lors de cette réunion marquée par la présence du ministre délégué auprès du ministre de l'intérieur, Noureddine Boutayeb.

Ce qui distingue l’expérience marocaine, poursuit-il, consiste surtout en cette avancée enregistrée au niveau de la pratique professionnelle des différentes autorités notamment en ce qui concerne le traitement de diverses situations qui consacre le défi de la conciliation entre le droit d’exercer les libertés et le devoir de maintien de l’ordre public.

Cette orientation concerne tous les aspects de la pratique juridique particulièrement le droit de création des associations qui bénéficie de garanties constitutionnelles et juridiques importantes, a soutenu le ministre, soulignant que les autorités territoriales dans différentes provinces et préfectures du royaume œuvrent dans le respect total des dispositions juridiques en vigueur notamment celles afférentes aux libertés publiques.

Lorsque le ministère de l’Intérieur constate des cas isolés qui affectent la situation juridique d’une partie donnée, le ministère intervient à temps pour rétablir la situation, a souligné Laftit.

Les données disponibles indiquent qu’environ 130 mille associations ont été créées dans divers domaines conformément à la loi, a rappelé le ministre, ajoutant que ce constat dénote largement le traitement très positif dont font preuve les autorités dans l’examen des demandes de création des associations et cette situation, dit-il, prouve sans équivoque que les garanties juridiques sont respectées par les autorités publiques qui sont animées d’une forte conviction de l’importance de la société civile comme acteur essentiel dans le processus d’édification démocratique et le développement du royaume.

 

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