Le procès Bouachrine tire à sa fin

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Le procès de Taoufik Bouachrine pourrait bientôt prendre fin et le verdict donné au courant de cette semaine, à en croire ses avocats

Le procès à huis clos du journaliste, arrêté le 23 février dernier et accusé de traite d’êtres humains abus de pouvoir à des fins sexuelles ainsi que viol et tentative de viol, a débuté depuis mars dernier.

Selon les avocats de l’accusé, les plaidoiries ont pris fin dans la nuit du lundi au mardi 6 novembre. Ils estiment que leur client risque jusqu’à vingt ans de prison. Lors des dernières plaidoiries, la défense a plaidé l’acquittement.

Rappelons que l’accusation repose sur des plaintes déposées contre le journaliste, trois témoignages et 50 vidéos saisies dans son bureau au moment de son arrestation.

Depuis qu’il a débuté, le procès de Bouachrine a connu plusieurs rebondissements. En mai dernier, certaines déclarantes avaient déserté le procès et ne s’étaient pas présentées devant la Cour pour témoigner, à l’exception de la dénommée Wissal T.

Ensuite, deux témoins clés ont été forcés à témoigner en juin dernier. Il s’agit notamment de la rédactrice en chef du site Alyaoum4 ainsi qu’une autre femme dénommée AB. Toutes les deux avaient été citées à comparaitre en tant que plaignantes et devant leur refus de se présenter au tribunal, le juge avait ordonnée l’usage de la force publique.

Pour en revenir aux vidéos trouvées dans le bureau du journaliste, l’analyse du laboratoire scientifique de la gendarmerie royale a bien confirmé que les images étaient authentiques. Mais pour la défense, si ces images sont authentiques, elles ne montrent pas que l’homme filmé est bel et bien Taoufik Bouachrine.

De son côté, le journaliste avait déjà reconnu avoir eu des rapports « consentis » avec certaines des plaignantes. Il avait également déclaré que les vidéos en question avaient été placées dans son bureau à son insu et parlait de « preuves fabriquées ».