Le travail de nuit favorise les risques de crise cardiaque, du diabète et d’Alzheimer

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Le travail de nuit augmente les risques de crise cardiaque, du diabète, de l’Alzheimer et de la démence, selon une étude de chercheurs danois, dont les résultats ont été publiés jeudi 19 avril.

L’étude, menée auprès de 18.015 infirmières, a révélé que 270 personnes de cet effectif sont mortes de ces pathologies, dont la prévalence est beaucoup plus élevée chez les salariés qui assurent des shifts nocturnes.

Le professeur Zorana Jovanovic Andersen, du centre d'épidémiologie et de dépistage de l'Université de Copenhague, a indiqué que son équipe ambitionne d’extrapoler ces résultats à d'autres emplois ayant des résultats similaires.

« Le travail de nuit n'affecte pas uniquement les infirmières, mais tous ceux qui travaillent la nuit », a-t-elle dit.

L'étude est la première du genre à montrer que le travail de nuit peut causer des dommages au cerveau, et les chercheurs estiment que le travail nocturne augmente de 26% la probabilité de décès prématuré.

Avec une marge d’incertitude oscillant entre 5 et 51%, l’étude révèle néanmoins que le risque était plus élevé chez les personnes qui travaillent le soir que chez celles qui assurent un shift nocturne.

S’il est acquis que les personnes qui travaillent la nuit ont plus de problèmes de santé que la norme, il y a toujours un désaccord sur les causes.

Pour Dorte Steenberg, vice-présidente de l'organisation danoise des infirmières, le problème devrait être pris au sérieux et examiné d'urgence.