Maroc : Une réputation ternie par l’environnement politique et institutionnel du pays selon l’IRES

5437685854_d630fceaff_b-
405
Partager :

L’Institut Royal d’Etudes Stratégiques (IRES) a mené une étude intitulée « La réputation du Maroc dans le monde en 2017 » dans laquelle il indique que la réputation du royaume, qui avait quelque peu évolué au cours des dernières années, est en train d’être ternie par l’environnement politique et institutionnel qui règne dans le pays

Selon l’IRES, le Maroc est classé 35ème sur un total de 71 pays avec la note de 59,3 sur 100.

L’IRES indique que la réputation du Maroc est supérieure à la moyenne mondiale. Au Canada et au Royaume-Uni, la réputation a un niveau intermédiaire et elle atteint un niveau plus bas dans des pays comme l’Espagne, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Kenya, le Nigéria, l’Afrique du Sud et la Suède.

L’étude révèle également que les évaluations les plus positives de la réputation extérieure marocaine concernent les attributs liés à la qualité de vie tels que l’environnement naturel, la convivialité et la sympathie de la population, les loisirs et le mode de vie. Il y a également la qualité institutionnelle, en particulier la sécurité et l’utilisation efficace des ressources.

D’un autre coté, l’IRES indique que les évaluations les moins favorables concernent les attributs du niveau de développement en particulier le système éducatif et le secteur de la technologie et de l’innovation.  

Par ailleurs, dans l’ensemble, l’étude considère le Maroc comme un pays à visiter, pour assister à des événements ou pour acheter du  bien et des services. Mais elle précise qu’ « un tel sentiment n’est pas exprimé avec la même intensité lorsqu’il s’agit d’étudier dans le royaume ».

L’IRES a fait savoir que la réputation interne du Maroc est négative comparée à sa réputation externe surtout concernant l’éducation, l’utilisation des ressources, la technologie et l’innovation, l’environnement politique et institutionnel, l’éthique et la transparence. L’institut estime que ces insuffisances « peuvent constituer une menace réelle pour la réputation interne et externe du Maroc et représentent un sérieux défi ».