Près de 3000 poursuites relatives aux crimes financiers enregistrées l’année dernière

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Le ministre de la justice, Mohamed Aujjar, a souligné, ce mardi 16 mai à Rabat, que quelque 2992 poursuites relatives aux crimes financiers ont été enregistrées l’année dernière, notant que la Cour des comptes a soumis au ministère 59 affaires qui ont été toutes soumises à la justice pour l’adoption de mesures juridiques nécessaires.

Répondant à une question orale à la Chambre des conseillers, sur les dossiers de crimes financiers, présentée par le groupe du Parti Authenticité et Modernité (PAM), Mohamed Aujjar a relevé que des décisions judiciaires définitives ont été rendues, assorties de condamnations à la prison ferme concernant certaines affaires ayant suscité l'intérêt de l’opinion publique.

Il a rappelé dans cette réponse lue en son nom par le ministre délégué chargé des relations avec le parlement et la société civile, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, que le ministère renvoie toutes les affaires relatives au détournement de fonds publics devant les autorités judiciaires compétentes pour prendre les mesures juridiques nécessaires, soulignant que les rapports de la Cour des comptes font l’objet d’un examen approfondi pour détecter tout dysfonctionnement devant être soumis à la justice.

Le ministère de la justice a pris une panoplie de mesures pour lutter contre la dépravation, notamment à travers le renforcement de l'arsenal juridique national, la consolidation des fondements législatifs et institutionnels pour lutter contre ce fléau et la consécration des valeurs de transparence dans la gestion de la chose publique, en harmonie avec la constitution du Royaume, ses engagements internationaux et la mise en œuvre de la charte de la réforme du système de la justice, a-t-il soutenu.

Parmi ces mesures figurent, la révision du droit pénal, l’appui et la structuration des services des crimes financiers, la création de quatre brigades régionales de la police judiciaire en charge des crimes financiers et économiques, la mise en œuvre d'une législation relative à la protection des victimes, des experts et des témoins, la création d’un numéro vert pour dénoncer la corruption et l’interaction avec les rapports des instances de gouvernance et de contrôle, outre la contribution à la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption, a-t-il conclu.