De la vie sur la Lune…

5437685854_d630fceaff_b-
475
Partager :

Il pourrait apr?s tout y avoir de la vie sur la Lune?: les tardigrades, des milliers d'?tres virtuellement indestructibles capables de r?sister ? des radiations extr?mes, ? une chaleur ?touffante, aux temp?ratures les plus froides de l'univers et ? des d?cennies sans nourriture.

Ces ?tres ne sont pas des extraterrestres, mais des Terriens microscopiques, qui auraient surv?cu apr?s que la sonde isra?lienne Bereshit s'est ?cras?e en avril sur la Lune.

"Nous pensons que les chances de survie des tardigrades sont extr?mement ?lev?es", a d?clar? ? l'AFP Nova Spivack, co-fondateur de la Fondation Arch Mission responsable de leur voyage, apr?s l'analyse de la trajectoire du vaisseau spatial et de la composition du dispositif dans lequel les micro-animaux ?taient stock?s.?

C:\Users\Na?m Kamal\AppData\Local\Temp\Temp1_httpdoc.afp.com1JD9LU-MultimediaVersion.zip\urn_newsml_afp.com_20190807_f3cbb647-4a3d-4e51-893d-73c527db33dc_mmdHighDef.jpg

L'association est consacr?e ? la diffusion du savoir humain et de la biologie de la Terre dans tout le syst?me solaire, une sorte de "Encyclopedia Galactica", comme imagin?e par l'auteur de science-fiction Isaac Asimov. ?

"Les tardigrades sont parfaits ? stocker parce qu'ils sont microscopiques, multicellulaires et qu'ils constituent l'une des formes de vie les plus durables de la plan?te Terre", a expliqu? Nova Spivack, pr?cisant que les petites cr?atures de moins d'un millim?tre avaient ?t? d?shydrat?es puis "enferm?es dans de la colle ?poxy, et devraient pouvoir ?tre r?anim?es ? l'avenir".?

Les tardigrades ont ?t? entrepos?s dans une "biblioth?que lunaire", un appareil de nanotechnologie semblable ? un DVD et contenant des archives de 30 millions de pages de l'histoire humaine consultables au microscope, ainsi que de l'ADN humain.

Celui-ci aurait aussi s?rement r?sist? ? l'accident selon M. Spivack, mais ne serait pas lui le premier code g?n?tique ni la premi?re forme de vie ? se d?poser sur le corps c?leste, pr?c?d? par l'ADN et les microbes contenus dans la centaine de sacs d'excr?ments et d'urine laiss?s par les astronautes am?ricains lors des alunissages des fus?es Apollo de 1969 ? 1972.?

- Pas de mission de sauvetage -

Aussi connus sous le nom d'ourson d'eau, ces animaux ? huit pattes qui ressemblent ? des larves, peuvent vivre dans l'eau ou sur terre, survivre ? des temp?ratures allant de 150 ? -272 degr?s Celsius, ? des pressions quasi-nulles dans l'espace ou ? l'?crasement de la fosse des Mariannes et revenir ? la vie apr?s avoir ?t? ass?ch?s pendant des d?cennies.?

S'ils n'ont pas ?t? d?cim?s par une explosion, ils pourraient en th?orie survivre aux conditions de vie de la surface lunaire, des temp?ratures extr?mes et une pression minuscule, a affirm? ? l'AFP William Miller, un expert en tardigrades ? l'universit? Baker, dans le Kansas.?

"Mais pour devenir actifs, pour grandir, se nourrir et se reproduire, il leur faudrait de l'eau, de l'air et de la nourriture", ce qui rend la formation d'une colonie de ces b?tes impossible, a-t-il pr?cis?.

L'astrobiologiste de la NASA Cassie Conley estime que leur temps de survie exact d?pendra de l'?tat du site de l'impact et des temp?ratures auxquelles ils sont expos?s.??

"S'ils n'ont pas trop chaud, il est possible qu'ils puissent survivre assez longtemps (plusieurs ann?es)", a-t-elle indiqu? ? l'AFP.?

"Je craindrais davantage que les animaux soient affect?s par les produits chimiques toxiques de l'?poxy ou de la colle" utilis?e pour les stocker, plut?t que par les conditions dans l'espace, a-t-elle ajout?.

Mais m?me si les cr?atures survivent pendant plusieurs ann?es, aucune mission en ?quipage n'est pr?vue sur la Lune avant le programme Art?mis de la NASA en 2024 au p?le sud - loin du site de l'accident de Bereshit dans la Mer de la S?r?nit?, les animaux ne rentreront donc probablement jamais ? la maison.

"Il est peu probable qu'ils soient sauv?s ? temps, alors je pense que, m?me s'ils survivent, ils sont condamn?s", a assur? ? l'AFP Rafael Alves Batista, physicien de l'universit? de Sao Paulo, coauteur d'un article sur la r?sistance extr?me des tardigrades, en 2017.?