Dossier : La religion vue par le Maroc : Un rempart contre l’extrémisme et non un pont pour le terrorisme

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Nasser Bourita, ministre des AE marocain et André Azoulay, conseiller du Roi ont présidé le Dialogue de Tanger. On reconnait sur la photo l’ancien Chef de gouvernement espagnol José Luis Rodríguez Zapatero (tout à droite de la photo) et l’ancien chef de la diplomatie espagnol Miguel Ángel Moratinos (à la droite de Bourita)

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Pour le Maroc, la religion doit être un rempart contre l’extrémisme, comme prôné par le Roi Mohammed VI à travers la diplomatie cultuelle du Royaume en Afrique, a souligné, vendredi à Tanger, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, M. Nasser Bourita. Le "Dialogue de Tanger", organisé par le Projet Aladdin, en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger et l'Alliance des Civilisations des Nations Unies (UNAOC), a été lancé vendredi à Tanger, afin de jeter des ponts de compréhension entre les cultures et les civilisations du monde.

Extraits du discours de Nasser Bourita, lors de l'ouverture du « Dialogue  de Tanger » (vidéo) – Le7tv.ma

Nasser Bourita : Le "Dialogue de Tanger", est essentiel, car le monde a toujours besoin de réflexion libre, dépassionnée "out of the box" and "out of the block", d’une approche décomplexée des sujets complexes, ainsi que de tolérance intellectuelle et de diversité de perspectives.

Les participants au "Dialogue de Tanger", initié sous le signe "Vers une nouvelle lumière partagée", ont souligné que cette initiative constitue un espace où les dirigeants de la planète s'engagent dans un dialogue ouvert pour définir les paramètres d'un avenir fondé sur les valeurs d'alliance, de solidarité humaine, de coexistence et de respect mutuel entre les civilisations et les peuples.

Dans cet esprit, le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, a indiqué que les échanges, comme ceux qu'abritera le "Dialogue de Tanger", sont essentiels, car le monde a toujours besoin de réflexion libre, dépassionnée "out of the box" and "out of the block", d’une approche décomplexée des sujets complexes, ainsi que de tolérance intellectuelle et de diversité de perspectives.

"Pour le Maroc, pays de la Commanderie des croyants, la religion doit être un rempart contre l’extrémisme et non son prétexte. C’est cela que prône SM le Roi, à travers la diplomatie cultuelle du Royaume en Afrique", a affirmé M. Bourita, qui s'exprimait à l'ouverture de la Conférence internationale "Dialogue de Tanger", notant que la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains et l’Institut Mohammed VI de formation des Imams, Mourchidines et Mourchidates sont là précisément pour contrer le radicalisme qui sévit aux portes de l’Afrique et promouvoir un Islam de la modération et du juste milieu.

Le Dialogue de Tanger, un pont de compréhension entre les civilisations et  les cultures du monde | le360.ma

Photo de famille du Dialogue de Tanger

Le ministre a fait savoir que la religion trouve son expression la plus éloquente dans l’appel d’Al Qods, dans lequel SM le Roi Mohammed VI et le Pape François, ont appelé à "préserver la Ville sainte de Jérusalem/ Al Qods Acharif comme patrimoine commun de l’humanité et, par-dessus tout pour les fidèles des trois religions monothéistes, comme lieu de rencontre et symbole de coexistence pacifique, où se cultivent le respect réciproque et le dialogue".

"A quelques exceptions près, la relation entre l’Occident et le monde musulman n’a pas toujours été totalement harmonieuse. C’est là peut-être une évidence historique, mais pas une fatalité", a relevé M. Bourita, ajoutant "nous devons réinitialiser les relations entre l'Occident et les pays musulmans".

Le ministre a, à cet égard, assuré que le Maroc, sous le leadership de SM le Roi, apporte la démonstration que le monde musulman n’est pas un fardeau pour l’Ouest; bien au contraire, un pays qui apporte des réponses nationales à des problématiques globales pressentes, et qui contribue de manière active aux débats et aux actions autour de ces problématiques.

"Il est d’ailleurs un allié central dans la lutte contre le terrorisme, un partenaire crédible contre les changements climatiques, et un acteur responsable de la gestion de la migration", a-t-il noté, ajoutant "ce sont précisément nos complémentarités qui nous permettent d’appréhender une diplomatie des Lumières en action".

Le ministre a, en outre, indiqué que le monde gagne à avancer vers la "co-connaissance", soulignant la nécessité de cesser d’essentialiser les religions, et en particulier la religion musulmane et ses croyants, pour aller vers cette co-connaissance.

Il s'est, par ailleurs, félicité du choix de Tanger pour accueillir un dialogue de cette envergure, qui se veut un débat ancré dans l’histoire, résolument tourné vers le futur et authentiquement axé sur le partage, notant que "si le Maroc est le lieu idéal pour cela, c’est d’abord pour le leadership et par la vision de SM le Roi Mohammed VI".

Il a fait remarquer que les principes d’ouverture et de tolérance et les valeurs de paix et du vivre-ensemble font partie de l’ADN du Royaume, ajoutant "et qui mieux pour incarner cet esprit d’ouverture et de brassage que Tanger, (...), qui, sous l’impulsion de SM le Roi, s’est agrandie, s’est modernisée et s’est ouverte encore plus sur le monde, sans jamais perdre son âme".

"Il n’est pas anodin que ce soit Tanger qui nous accueille. Entre 2 continents, 2 rives et 2 mers; Tanger a toujours été le carrefour et le trait d’union. Elle a toujours gardé les yeux rivés sur l’horizon et l’âme ouverte à l’Autre", a-t-il expliqué, ajoutant "Sans doute pourrions-nous, nous aussi, y trouver l’inspiration nécessaire pour une réflexion lucide et féconde".

Après avoir fait savoir que le projet Aladdin est une utilité forte, dont l’une des expressions est l’organisation de ce genre de réunion, mais son action va au-delà, et son impact peut aussi être plus profond, M. Bourita a assuré que l’engagement du Maroc aux côtés de ce Projet est un engagement de la première heure, saluant, à cet égard, l’engagement discret mais efficace de M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi.

"C’est que le Projet Aladdin est venu cristalliser un engagement marocain de longue date: Le même engagement qui s’exprimait à travers la protection des concitoyens de confession juive par Feu SM Mohammed V, face à la xénophobie et le nazisme. Le même engagement qui s’exprimait à travers l’esprit de fraternité et d’ouverture cultivé par Feu SM Hassan II entre juifs et musulmans partout dans le monde. Le même engagement qui s’exprime aujourd’hui, et depuis plus de 2 décennies, à travers l’engagement de SM le Roi Mohammed VI, pour intégrer l’affluent hébraïque dans la Constitution marocaine, valoriser et sauvegarder le patrimoine juif national", a-t-il relevé.

Le "Dialogue de Tanger’’, créatif, jamais redondant; audacieux, jamais suiviste.


"Nous défendons, au Maroc, l’Histoire commune – pas dans ses déclinaisons partielles ou parcellaires, mais dans sa mémoire élevée, qui appartient à tous", a-t-il dit, relevant que cet "espace de convivialité", que SM le Roi Mohammed VI ne cesse de défendre, est aussi l’essence même de l’Alliance des Civilisations.

M. Bourita a, dans ce cadre, salué le leadership engagé et inlassable de Miguel Angel Moratinos, Haut Représentant de l’Alliance des Civilisations, une organisation de l'ONU qui œuvre pour une action internationale contre le fondamentalisme à travers la coopération et le dialogue interculturel et interreligieux.

"L’Alliance est nécessaire, aujourd’hui plus que jamais, à un moment si particulier de l’histoire, où les certitudes bougent, où la géopolitique se réécrit, et où les causes à l’origine même de la création de l’Alliance connaissent une résurgence sans précèdent", a-t-il dit, soulignant que le Maroc compte abriter cette année le 9ème Forum de l’Alliance, pour la première fois en Afrique.

Le ministre a indiqué que les échanges, comme ceux qu’abritera le Dialogue de Tanger, sont essentiels, car le monde a toujours besoin de réflexion libre, dépassionnée "out of the box" and "out of the block", d’une approche décomplexée des sujets complexes, ainsi que de tolérance intellectuelle et de diversité de perspectives.

Il a relevé que le Dialogue de Tanger peut marquer sa spécificité et faire la différence, en transcendant le brainstorming vers une prise en charge active des sujets discutés, ainsi qu'en pérennisant et en élargissant la réflexion, soulignant que le "Dialogue de Tanger" doit devenir une tradition – un rendez-vous régulier, et rester créatif, jamais redondant; audacieux, jamais suiviste.

"Le contexte actuel rend pertinent un tel exercice", a-t-il noté, relevant que la pandémie a été un puissant révélateur de l’état profond de la société internationale.

Évoquant l'ère des lumières, qui, selon lui, constitue un état d’esprit et une ère de l’essor de la diplomatie moderne, le ministre a souligné que le temps diplomatique doit redevenir "géopolitique", et pas seulement "politicien", vu qu'il s'agit d'un Temps stratégique, qui a besoin d’élan pour construire dans la durée, d’espace pour expliquer, et d’endurance pour faire adhérer.

"C’est tout le contraire du temps tactique, qui se déploie par "petits coups" et vit sur les sondages et les réactions. La "Diplomatie des lumières" est une "course de fond", par une sprint de headlines", a-t-il expliqué, ajoutant "c’est le sens de la construction diplomatique patiente mais visionnaire menée par SM le Roi Mohammed VI en Afrique, au Moyen Orient et sur les questions multilatérales et globales".

M. Bourita a précisé que l’enjeu du "Dialogue de Tanger" est de remettre les Lumières à l’ordre du contemporain, formulant le souhait que Tanger puisse porter haut cette ambition: celle d’un monde meilleur, où les Lumières, d’où qu’elles viennent, ne laissent personne ni dans l’obscurité, ni dans l’ombre.

Organisée par le Ministère des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, en partenariat avec le Projet Aladdin et l'Alliance des Civilisations des Nations Unies (UNAOC), sous le thème "Vers une nouvelle lumière partagée", cette rencontre vise à débattre de plusieurs questions d'actualité, urgentes et d'importance majeure liées à la coexistence interreligieuse et au dialogue interculturel.

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A. Azoulay reçoit le prix "Award for lifetime service to Dialogue of cultures"

 Tanger: Azoulay reçoit le prestigieux prix “Award for lifetime service to  Dialogue of cultures”

André Azoulay : "Mon pays est reconnu aujourd'hui à travers cette distinction qui m'est donnée. Ce prix est remis à mon pays et à mon Roi"

André Azoulay, Conseiller du Roi Mohammed VI, a reçu, vendredi à Tanger, le prestigieux prix "Award for lifetime service to Dialogue of cultures", en reconnaissance de son engagement et de ses efforts en faveur du dialogue interculturel et inter-civilisationnel.

Ce prix, décerné par le projet Aladdin lors de la cérémonie d'ouverture de la conférence internationale "Dialogue de Tanger", constitue une marque de reconnaissance à la contribution précieuse de M. Azoulay au rapprochement des cultures et à la promotion des valeurs de coexistence, de tolérance et du vivre-ensemble.

S'exprimant à cette occasion, M. Azoulay s'est dit heureux de recevoir ce prestigieux prix dans cette ville, carrefour de cultures et de civilisations.

"Mon pays est reconnu aujourd'hui à travers cette distinction qui m'est donnée. Ce prix est remis à mon pays et à mon Roi", a-t-il affirmé.

Il a, par ailleurs, souligné l'importance de cette rencontre qui se veut l'occasion de débattre de plusieurs questions d'actualité liées à la coexistence interreligieuse et au dialogue interculturel, et d'examiner les moyens de construire la paix à travers la culture.

"Vous êtes réunis aujourd'hui à Tanger vu que le Maroc a su trouver la voie et parvenir à ce consensus, qui est celui d'une nation et d'une société, en terre d'Islam dans le monde arabe, qui dit la modernité", a-t-il expliqué, soulignant que le Royaume constitue un carrefour des civilisations et un modèle de coexistence et de convergence de cultures et de religions.

"Sachez que chaque année des dizaines de milliers de musulmans venant du Maroc et d'ailleurs et des dizaines de milliers de juifs venant du Maroc et d'ailleurs se réunissent à Essaouira pour le bonheur d'être ensemble", a-t-il poursuivi, notant que "le Maroc a cette capacité à la fois d'écoute et de respect de la vérité pour tous".

"Nous sortons de cet exercice de vérité partagée et de dignité respectée pour tous, plus confiants et engagés que jamais à faire de cette boussole marocaine un repère", a-t-il souligné, précisant que "le Maroc a non seulement trouvé ses repères, mais les a transformé en une réalité sociale pour tout un peuple et toute une nation".

"Le Maroc a réussi à faire ce consensus historique existant entre le Roi et le peuple, qui est sans précédent pour moi, en tant que citoyen marocain", a-t-il noté, ajoutant que "nous n'avons jamais atteint ce degré de consensus et de prise de conscience et d'engagement collectifs".

Après avoir rappelé l'objectif de la création de l'Alliance des civilisations des Nations Unies, M. Azoulay s'est dit heureux de voir le Maroc appartenir au groupe de haut niveau des Nations Unies, qui a réfléchi à la feuille de route de l'Alliance.

Il a, par ailleurs, rappelé le contenu du message adressé par SM le Roi Mohammed VI aux participants à la Conférence de lancement du projet Aladdin, dans lequel le Souverain avait affirmé: "Ma lecture de l’holocauste et celle de mon peuple ne sont pas celle de l’amnésie. Notre lecture est celle d’une blessure mémorielle que nous savons inscrite dans l’un des chapitres les plus douloureux, dans le panthéon du patrimoine universel", relevant que ce discours venait du Commandeur des croyants et du direct descendant du Prophète Sidna Mohammed.

Il a également rappelé le message Royal adressé aux participants à la table ronde de haut niveau au siège de l'ONU sur "le pouvoir de l’éducation pour prévenir le racisme et la discrimination : le cas de l’antisémitisme", dans lequel le Souverain avait affirmé que "l’antisémitisme est l’antonyme de la liberté d’expression", ajoutant que "c'était le discours de mon Roi, c'était le miroir de ce qu'on pense du Maroc".

Extraits des déclarations intervenants

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres (message vidéo) 

Photos. André Azoulay et Nasser Bourita ouvrent le «Dialogue de Tanger» ,  H24info

Antonio Gyterres : Le monde fait face à de nombreux défis et problèmes qui nécessitent une coopération et une solidarité internationales, ainsi qu’un dialogue multilatéral

Salue la ville de Tanger comme une terre de pluralisme culturel, civilisationnel et de savoir, et un lieu idéal pour discuter des relations et des problèmes communs des peuples.

Le monde fait face à de nombreux défis et problèmes qui nécessitent une coopération et une solidarité internationales, ainsi qu’un dialogue multilatéral, étant donné que "les politiques fondées sur la violence, la haine et l'intolérance ont des conséquences désastreuses", a insisté le SG de l’ONU, ajoutant que le bien-être ne peut être réalisable que par la diversité culturelle et religieuse.

Le Haut Représentant de l’UNCOA Miguel Angel Moratinos

L'Alliance des Civilisations des Nations Unies (UNCOA) accompagne le projet "Aladin" et le ministère marocain des Affaires étrangères dans "la nouvelle aventure" du lancement du "Dialogue de Tanger", sachant que le dialogue est la base de l'entente mondiale et de l'action diplomatique.

L'Alliance des civilisations cherche à contribuer à l’identification d'une nouvelle architecture pour la paix, la sécurité et le respect dans le monde, ajoutant que l’UNCOA peut servir de passerelle pour le dialogue et la compréhension entre les cultures et les civilisations. "Le monde que nous cherchons à construire doit inclure des mécanismes de solidarité régionale fondés sur de nobles valeurs humaines"

Leah Pisar, présidente du Projet "Aladdin" 

Salue les efforts du Roi Mohammed VI dans la promotion du dialogue, du rapprochement et du respect mutuel entre les cultures, appelant à combattre les racines et les manifestations de la haine et de la violence qui affectent le monde d’aujourd'hui.

Plaide pour à un dialogue ouvert, à l'écoute et au respect mutuel entre les différentes parties et à ouvrir une nouvelle voie vers un avenir radieux.

Le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat

Le monde n'avait jamais été confronté, depuis la Seconde guerre mondiale, à un climat d'appréhension et aux multiples menaces comme il le connaît aujourd'hui, en raison des guerres, de la pandémie et de la croissance du terrorisme, mettant l’accent sur la nécessité de "partager les lumières de la justice, de l'égalité et de la solidarité" pour sortir de cette situation.

L'Afrique, malgré les quelques foyers de tension et le déficit de gouvernance économique et de démocratie dans certaines de ses régions, incarne l'image d'un acteur respecté et incontournable de l'économie mondiale dans la construction de ponts de rapprochement des civilisations et des cultures, tout en soulignant l’impératif de tisser des partenariats efficaces et crédibles qui laissent à chaque pays la liberté de choisir ses partenaires.

L'ancien chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero

Le progrès dans le monde "ne sera atteint que s'il est global et universel, car nous sommes confrontés à des défis et à des crises qui impactent le monde entier", expliquant que la pandémie de Covid-19 a enseigné au monde deux choses, à savoir la valeur des connaissances scientifiques et l'importance de la coopération, qui est devenue "une nécessité incontournable".

Plusieurs indicateurs de changements géostratégiques dans le monde appellent à l’impératif d’élaborer un nouveau pacte mondial basé sur l'action collective pour la sécurité et la paix, et la présence d'un leadership qui assure également la représentation de l'Afrique, de l'Europe, de l'Asie et l'Amérique latine.

Lancien secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa

"Nous sommes en train de reformuler les mécanismes internationaux", et il nécessaire d’œuvrer ensemble pour parvenir à un système multilatéral qui garantisse les intérêts de tous les pays, afin d'assurer la paix et la stabilité mondiales.

Le président de la Commission de la défense, des affaires étrangères et de l'intérieur au Conseil national fédéral des Émirats arabes unis, Ali Rashid Al Nuaimi,

 Remercie le Maroc pour avoir accueilli le "Dialogue de Tanger", qui se déroule à un moment où le monde fait face à de nombreuses crises et conflits.

 

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