Maroc: le HCP prévoit une croissance de 3,7% en 2023 et en 2022 à 1,3%

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Rabat - La croissance économique nationale devrait se situer à 3,7% en 2023, a indiqué, jeudi à Rabat, le Secrétaire général du Haut-Commissariat au Plan (HCP), Ayachi Khellaf.

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Rabat - La croissance économique nationale devrait se situer à 3,7% en 2023, a indiqué, jeudi à Rabat, le Secrétaire général du Haut-Commissariat au Plan (HCP), Ayachi Khellaf.

S'exprimant lors d'un point de presse dédié à la présentation du budget économique exploratoire relatif à 2022 et 2023, M. Khellaf a souligné que quatre hypothèses ont été retenues pour les perspectives de l'année 2023.

Il s'agit d'une campagne agricole 2022/2023 moyennes, d'un ralentissement de la demande mondiale adressée au Maroc de 5,9% en 2022 à 3,6% en 2023, de la reconduction de la politique budgétaire en vigueur en 2022 et d'un cours de pétrole aux alentours de 100$/baril, a-t-il précisé.

En effet, la croissance économique devrait être soutenue par une forte demande intérieure, contribuant à hauteur de 3,6 points à la croissance, tandis que la demande extérieure aurait une contribution nulle, a relevé M. Khellaf.

De son côté, le déficit budgétaire se maintiendrait à 5,5% du Produit intérieur brut (PIB) en 2023, alors que les déficits externes devraient connaître un allègement timide, a-t-il noté.

S'agissant de l'épargne nationale, elle afficherait une quasi-stagnation, à hauteur de 26,5% du PIB au lieu de 26,6% du PIB en 2022. L'épargne intérieure se situerait à 21,2% du PIB.

Pour sa part, la dette publique globale devrait s'établir à 83,3% du PIB et la dette du Trésor à 68,9% du PIB.

Croissance prévue à 1,3% 2022 (HCP)

.L'activité économique nationale devrait connaitre une croissance de 1,3% en 2022, après le rebond de 7,9% en 2021, a encore annoncé le secrétaire général du Haut-Commissariat au Plan.

La croissance est tirée vers le bas par l'activité agricole qui reculerait de 15% sous l'effet de la sécheresse, ce qui impacte le secteur primaire qui baisserait de 13,5% du fait que la pêche connaîtrait une progression modérée de presque 3%, a fait savoir M. Khellaf lors d'un point de presse dédié à la présentation du budget économique exploratoire relatif à 2022 et 2023.

Il a, parallèlement, souligné que c'est l'activité non agricole qui devrait soutenir la croissance de l'économie nationale cette année, avec une augmentation de 4,5%, à la faveur essentiellement de la performance du secteur tertiaire.

En revanche, a poursuivi M. Khellaf, la croissance du secteur secondaire ne devrait pas dépasser les 3%, en raison notamment de la contre-performance des activités des industries de transformation.

Pour les branches du secteur tertiaire, le SG du HCP a indiqué que le tourisme, qui essaye de se rattraper en particulier avec l'ouverture des frontières, devrait progresser de 25,1% en 2022.

Par ailleurs, M. Khellaf a précisé que l'inflation est prévue à 4,9%, faisant état également d'une évolution du produit intérieur brut (PIB) nominal de 6,2%.

"Dans cet environnement-là, nous estimons aussi que le taux de chômage va rester aux alentours de 12,2%, a-t-il soutenu, du fait des pertes d'emplois qu'a connu l'économie nationale en 2020".

 

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