Graines de terroristes

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Au train où vont l’éducation nationale et la police françaises, bientôt les policiers français vont recourir à l’échographie pour écouter les fœtus dans les ventres des femmes musulmanes au cas où sa respiration, sait-on jamais, trahirait un souffle apologique pour le terrorisme. Au jour d’aujourd’hui, on en est au troisième élève de moins de dix ans entendu par la police pour avoir exprimé ou écrit un quelconque soutien aux assassins des journalistes de Charlie Hebdo.  Il faut concéder qu’un enfant qui s’exprime ainsi est qu’il est forcément influencé par son entourage, sa famille, ses copains de quartier, ses camarades de classe, eux-mêmes dans sa situation, parlant sous l’influence de leur entourage, leur famille et ainsi de suite… Le but de l’opération est de détecter dans cet environnement des terroristes ou de potentiels terroristes. Si l’on suit ce maillage, on n’en sortira jamais et tous seront suspects jusqu’à preuve du contraire. S’installe alors le pire qui puisse arriver à une société, la délation comme mode et règle de vie. La frontière est tenue entre le devoir de précaution et la paranoïa qui est, elle, un délire psychotique. Au train où vont donc les choses, encore une attaque terroriste, et la France réagira comme les Etats Unis d’Amérique en 1942 après le bombardement de Pearl Harbor par l’aviation nippone : l’internement de tous les Musulmans de France dans ce qui ressemblerait à de vastes camps de concentration.