Footaises

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De Tanger à Lagouira, les Marocains ont vibré avec et pour l’équipe nationale algérienne. Pour ceux qui connaissent à sa juste valeur l’importance de l’amitié maroco-sénégalaise, c’était à la limite embarrassant. Pour ne pas dire plus. Qu’à cela ne tienne. Les Marocains faisant fi de l’adversité dans laquelle les généraux algériens tiennent le Maroc, n’ont retenu de l’équipe algérienne que sa dimension maghrébine : Avec mon frère contre mon cousin etc. Un réflexe grégaire et « tribal » avec lequel la raison a des difficultés à cohabiter, mais qui est contrainte à faire avec.

Il n’y a pas jusqu’au Souverain du pays, grand seigneur, qui n’a pas félicité le peuple algérien pour les réalisations de son équipe nationale.

De Tanger à Lagouira, donc, les Marocains sont sortis dans les rues pour faire leur la joie des Algériens. On aurait espéré qu’à cette occasion, les galonnés de l’Algérie sœur fassent preuve de décence en serrant la laisse à leurs factotums du Polisario pour ne pas gâcher la fête. Observer une sorte de pause de courtoisie. Un espoir réduit dans ces circonstances à un prêche dans le désert. 

Dans les Provinces du Sud, ils étaient une dizaine de milliers à célébrer un peu partout la coupe algérienne. La fête pouvait être belle si des énergumènes groupusculaires se réclamant des séparatistes n’avaient tenu à endeuiller la joie.

Ils ont barricadé des rues et incendié des bennes à ordures, ne reculant pas à affronter les forces de l’ordre qui ont fait preuve d’une grande retenue se contentant, pour certains d’entre eux, de tirer des coups de feu en l’air pour dissuader les casseurs de poursuivre la démolition de biens privés et publics. Autrement le bilan de ces incidents aurait été très lourd. Pour en donner une idée, plus de 80 agents des Forces auxiliaires ont été blessés, dont un grièvement, et une soixantaine de policiers touchés. Une jeune fille de 24 ans, Sabah Njourni, a trouvé la mort dans un accident de la circulation alors qu’une ambulance la transportait à l’hopital. 

Pour bien souligner le caractère prémédité et concerté de ces actes, des séparatistes se sont postés sur des terrasses pour filmer les casses et en faire une action de bravoure sur les réseaux sociaux. De Tindouf, en territoire algérien, le chef de la meute, Ibrahim Ghali, déboussolé par la contestation en Algérie, a poussé l’impudence, marchant sur la volonté du peuple algérien à changer de régime, jusqu’à exproprier le onze algérien de sa nationalité, pour en faire des « guerriers du Sahara » dans un message au premier des « quatre B » dont le Hirak demande la tête, A. Bensaleh. 

Résultat de ce mauvais match, Algérie – Sénégal 1 -0, Lâayoune 1 mort et zéro partout au Maroc où des Marocains ont été spoliés de leur joie spontanée. Merci qui ?