Il est beau le jour où

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Avec l’adoption par le parlement européen de l’échange de lettres relatives à l’accord agricole entre le Maroc et l’Union Européenne, c’est toute une longue phase de deux ans, émaillée de manœuvres et de coups bas, qui s’achève.

Impuissant devant l’entêtement des faits qui font du Maroc une entité chez elle au Sahara, Alger et son proxy ont tenté de déplacer l’affrontement autour de la question du terrain purement diplomatique au terrain du droit international en actionnant tout ce qu’ils avaient à leur disposition comme arguties juridiques.

C’est un échec total et sur toute la ligne. Qu’il s’agisse de la représentation des Sahraouis de ces provinces ou de l’exploitation en amont et en aval des ressources de la région, il n’y a qu’un pays : le Maroc.

La mystification du Polisario unique et légitime représentant du Sahara qui a un temps fait illusion est tombée. Des élus des régions de Sakia El Hamra et Oued Eddahab autant à l’issu de ce processus de négociations qu’au lancement à Genève de la table ronde sur le Sahara leurs galons pleins, ont émergé des urnes pour porter la voix des populationss.  C’est un avantage qu’il faut creuser et transformer en acquis irréversible.

Débouté et désappointé, Alger a débridé sa presse qui s’en prend hargneusement à l’Union Européenne qui aurait trahi la cause des Sahraouis comme si un jour elle en avait fait partie ou l’a épousée.

Au retour du Maroc au sein de l’Union Africaine, le Roi Mohammed VI avait lâché : Il est beau le jour où l’on rentre chez soi. On a envie de le paraphraser : Il est beau le jour où l’on assiste au triomphe des causes justes.

Exprimant son appréciation à l’égard de l’Union Européenne, Rabat a salué la manière dont l’instance européenne a tenu face « aux manœuvres et attaques menées par l’Algérie et le Polisario pour torpiller ce partenariat séculaire ». Ce faisant, la diplomatie marocaine, en montrant explicitement du doigt les responsables de ces manœuvres,  a implicitement pris acte du refus de l’Algérie de s’engager dans le processus d’assainissement des relations entre les deux pays auquel le souverain l’avait invitée.