Il est encore là, Benkiarne

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J’ai déjà écrit sur les colonnes de ce site qu’il ne faut pas compter sur un Abdalilah Benkirane pantouflard. Le comparant à de Gaulle, j’ai écrit qu’il se positionne en homme providentiel tapi dans sa retraite à Colombey –les – deux Mosquées. Sa rencontre avec la jeunesse de son parti à Fès en est la preuve.

Et c’est tant mieux ! Non pas comme l’homme providentiel qu’il s’escompte, mais comme le trublion de la politique qu’il est, charismatique pour les siens ; sympathique pour bien d’autres ; amuseur public, quand il le veut, pour nous tous.

Des femmes et des hommes capables de dire certaines vérités, empêcheurs de tourner en rond, il en faut. Sinon tout le monde finit par ronronner.

Mais il y a des choses qui sont inutiles à dire. Comme par exemple lorsqu’il demande une enquête sur les tenants et aboutissants du blocage de la formation du gouvernement qu’il était en charge de constituer conduisant à son échec. A quoi bon ? Tout le monde sait. La rencontre de deux hégémonies, la sienne et de son clan, et celle de ceux d’en face qui ont fini par l’emporter pour raison de rapport de force inégal.

Il y a également des choses qu’il faut éviter d’avancer parce qu’inexactes. En prétendant par exemple que lors du 20 février des dirigeants du PAM ont pris l’avion et la poudre d’escampette. Il y a certainement à dire sur les partisans de l’authenticité et de la modernité, du vrai et du moins vrai, du faux et du moins faux, mais affirmer qu’ils ont pris leurs jambes à leur cou, c’est avancer des contre vérités.