Assurance internationale : Coface et Euler Hermes rassurent

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La note du Maroc auprès des assureurs à l’international est maintenue malgré un climat de méfiance de la part des investisseurs.

En matière d’investissement et de commerce, la notion de risque-pays est cruciale. La montée au créneau du présumé Etat Islamique laisse la prise décision en la matière assez perplexe. Si les mieux réputés maintiennent des appréciations positives sur la destination Maroc, aucun d’entre eux n’écarte une baisse de confiance des investisseurs. C’est dans ce contexte qu’Euler Hermes et Coface maintiennent leurs notations et rassurent.

Pour Euler Hermes, la direction régionale du groupe français, filiale du géant d’Assurance Allianz, a décidé de maintenir sa note pour le pays en dépit du contexte sécuritaire. Le Maroc reste ainsi dans la liste rassurante des « low risk ». Le rating attribué est de « B ». Selon eux, « la situation est suivie de très près, pour anticiper les moindres fléchissements du capital confiance du pays, dans le contexte sécuritaire actuel ».

Pour le spécialiste de l’assurance-crédit à l’exportation, le rating « A4 » du Maroc reste inchangé. Toutefois, les experts relativisent. « Nous portons généralement nos appréciations sur des risques à plus long terme. Pour le cas du Maroc, notre évaluation reste la même, avec une attention particulière sur l’évolution de la menace », rapporte le quotidien L’Economiste citant Maria Krellenstein, responsable service presse de Coface Paris. L’enseigne française soulève que parmi les points faibles de la destination Maroc, « les vulnérabilités de l’activité touristique à d’éventuelles actions terroristes ».

Justement sur ce point, le secteur touristique marocain se voit le plus exposé dans cette série médiatique de la situation sécuritaire de la région. Après le Quai d’Orsay, c’est autour du service « Borgerservice », département de service aux citoyens du ministère des affaires étrangères danois, d’appeler à grande vigilance, les citoyens danois expatriés ou voyageurs dans une liste de 28 pays dont le Maroc fait partie et curieusement non l’Algérie.

Les sorties médiatiques répétées des autorités sécuritaires informant le démantèlement de réseaux terroristes ou encore l’exposition de tout un arsenal militaire aux quatre coins du pays, … « une communication de crise », ont contribué à ternir la destination Maroc auprès des investisseurs.