FT : Le Maroc sur les starting blocks de la croissance

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couv-jouahari  Dans l’une de ses rares sorties médiatiques, Abdellatif Jouahri Wali de Bank Al Maghrib pronostique une embellie de l’économie marocaine sur les colonnes du Financial Times. Le Maroc devrait entrer dans une phase de croissance après avoir réussi à éviter les revers d’événements successifs depuis 2007. En effet, ayant des taux de croissance à deux chiffres précédemment, le Maroc s’est vu confronté à une étroite succession de faits à l’instar de la crise financière mondiale de 2007, les soulèvements arabes en 2011 ou encore la faiblesse parmi ses partenaires commerciaux européens. Dans ce tableau économique cyclique, le Wali de la Banque Centrale garde son optimisme. Il a d’ailleurs déclaré, hier sur les colonnes du Financial Times, que le pays était maintenant sur le «droit chemin», mettant en avant la hausse des réserves de change, la croissance économique modeste et une activité accrue dans les secteurs non-agricoles importants tels que le textile, l'automobile ou encore aéronautique. « Nous avons été en mesure de passer par cette période avec le moins de dégâts possibles », a déclaré Abdellatif Jouahri dans l’une de ses rares interviews. « Le Maroc n’est pas associé à un seul produit, comme de l'huile ou de l'acier. Nous avons un peu de tout ... qui nous a aidés à passer à travers les difficultés », clame le gouverneur de Bank Al-Maghrib. Contrairement à la Libye, l'Egypte et la Tunisie, où les révolutions ont cédé la place au chaos politique et la stagnation économique, le Maroc a tracé un chemin plus stable. Si sa croissance du PIB depuis 2008 a été tiède à 2,5 %, principalement en raison d’une production agricole des plus pauvres, la donne risque de changer dans les années à venir. Bien que le déficit budgétaire avait atteint des pics de 7,3 % du PIB en 2012 et se voit ramener à 5,4 % cette année, Jouahri table sur un taux plus bas de 3% en 2017. Par ailleurs, le Wali de Bank Al-Maghrib, toujours selon FT, a noté que le Maroc est le seul pays arabe exposé au Printemps arabe qui s’était qualifié pour une ligne de crédit de précaution du FMI - un témoignage de sa stabilité.