Finance Islamique : S&P pointe du doigt le retard juridique

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Dans son dernier rapport sur la finance islamique, Standard & Poor’s zoome sur l’activité du secteur en Afrique du Nord. Un retard en matière de législation en la matière est à mettre au passif du Maroc.

Standard & Poor’s estime que la finance islamique est la solution aux maux dont souffrent les économies de l’Afrique du Nord. Les déficits des comptes courants, les sources de financement classiques pour l’économie se font de plus en plus rares,…L’agence internationale de notation incite les gouvernements des pays du printemps arabe à considérer les opportunités que peut offrir la finance alternative.

Dans son dernier rapport en la matière, Standard & Poor’s a pu observer le développement du secteur dans trois pays d'Afrique du Nord à savoir l’Égypte, la Tunisie et le Maroc. Constat : L’industrie de la finance islamique dans cette région n'a pas encore démontré sa vraie valeur ajoutée dans l’économie. Pourtant, ce mode de financement dit « halal » devrait permettre l’accès à une nouvelle classe d'investisseurs en offrant des produits conformes à la charia à des coûts comparables aux produits conventionnels. Et c’est là où le bat blesse. Pour l’Agence de notation, le succès des banques islamiques en Afrique du Nord serait étroitement lié à leur capacité à offrir des produits qui s’alignent sur les tarifs proposés pas les banques conventionnelles.

Au Maroc, la législation ne suit pas encore. Le texte de loi relative aux établissements de crédits n’a toujours pas vu le jour. Ce texte consacre tout un chapitre pour les banques participatives (islamiques). Cela dit, ce n’est que cet aspect là qui est prix en compte. L’industrie de la finance islamique comporte plusieurs volet notamment celui de l’Assurance. Beaucoup plus rentable que les produits bancaires, les contrats d’assurance à caractères « halal » risqueraient de tarder pour voir le jour et avoir une réglementation plus souple. L’autre révère de la médaille n’est autre que la cherté des produits islamiques par rapport aux produits financiers conventionnels. Pour S&P, « les produits financiers islamiques sont plus chers que leurs homologues conventionnels en raison de leur caractère structuré ». Cependant, le marché marocain peut dépasser cet handicap. Et pour cause, la concurrence entre les établissements de crédits bat déjà son plein, et même au-delà du territoire national.