Acte 7 en Algérie : ''dégagez-tous !''

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En Algérie, les manifestants continuent de se rassembler et la détermination des Algériens est plus forte que jamais. Le mouvement populaire a encore répondu présent après les multiples appels lancés sur les réseaux sociaux.

Cette nouvelle manifestation, marquée par la démission du président Abdelaziz Bouteflika, est particulièrement différente des précédentes manifestations. Aujourd’hui, c’est avec le gout de la victoire, inachevée, que les Algériens investissent les rues d’Alger. Ils poursuivent leur révolte pour dire « NON au système ».

La colère continue…

Après Bouteflika, c’est au tour des trois fameux « B » de se trouver mis à l’idex : Bensalah, président du Sénat qui devrait, selon la Constitution, assurer l’intérim de la présidence, Nourredine Bedoui, Premier ministre« gouvernement de transition » dit de transition en principe jusqu’à l’élection d’un nouveau président et Tayeb Belaiz, Président du conseil constitutionnel, pour un deuxième mandat inconstitutionnel à la tête de cette institution.

La colère des manifestants est intact. « Dégagez-tous » crient-ils dans les rues, en partageant eaux et nourritures ; le drapeau Algérien à la main et les banderoles en haut.

Ils réclament tout simplement la fin du système et rien d’autre.

Pour autant les revendications catégorielles et sociales ne sont pas absentes : des hôpitaux, universités, etc.

L’armée embarque avec Bouteflika

Selon le site algérien TSA, trois généraux sont sur le départ.

Dans la foulée du départ de Bouteflika l’armées récupéré également les services de renseignements (DSS) suite à la démission gardée secréte du général Tartag qui a quitté, lui aussi, ses services. Et dans son sillage il y a de forte chance que les généraux Abdelkader, patron des services intérieurs, Bendaoud chef de l’extérieurs et Ghali Belkecir, patron de la gendarmerie nationale, prennent le chemin de la sortie.

Pendant ce temps, le Parlement dont on attend la réunion, n’a pas encore eu désigné le chef de l’Etat par intérim durant les 90 jours qui vont venir. Mais une chose est claire : « le pouvoir propose, le peuple dispose ! »