L’Istiqlal veut se refaire une santé sur le dos d’Al Hoceima et de la presse

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Le Parti de l’Istiqlal, très mal en point depuis les législatives d’octobre 2016, cherche un créneau et croit l’avoir trouvé. Dans un communiqué, il a annoncé son soutien « inconditionnel » aux revendications des manifestants du Rif,  pointant du doigt par la même occasion les médias, qui s’attaquent à ses yeux au « Hirak » par « la désinformation»

Dans un communiqué paru ce mardi 6 juin, le parti de la balance annonce non sans vergogne s’être allié au Hirak du Rif «  depuis le premier jour », et ce par un soutien «  inconditionnel aux revendications sociales et économiques des manifestants » avant de saluer « le sens de la responsabilité démontré par les manifestants, et ce en scandant leurs revendications de manière pacifique et civilisée».

L’Istiqlal dans l’expectative depuis le début du mouvement, empêtré dans des dissensions qui cherchent la tête du secrétaire général du parti, Hamid Chabat, qui l’a mené à l’impasse fustige également le gouvernement auquel il tant souhaité appartenir. Il lui reproche le peu d’intérêt qu’il a accordé au début au Hirak. Le parti de Hamid Chabat s’est dit « étonné » par les positions variables du gouvernement vis-à-vis du Hirak, en  « l’attaquant dans un premier temps par de lourdes accusations », puis en dépêchant par la suite sur place une délégation ministérielle, pour revenir à la charge par une large campagne d’arrestations ». Un comportement qui selon le parti, «  rendra la situation encore plus complexe ».

Retrouvant un grain de pondération, l’Istiqlal a demandé aux parties prenantes du Hirak, de faire preuve de«  de responsabilité et de maturité pour dépasser cette situation délicate ». Il souligne enfin « l’ouverture d’un dialogue fort et sincère entre les deux partis, afin de trouver une entente répondant aux attentes légitimes » des manifestants.

Le parti de Chabat a souligné que «  pour démontrer la bonne volonté des parties prenantes,  il faut libérer tous les détenus d’Al Hoceima arrêtés en marge du Hirak  l’annulation de tous les procès ainsi que l’arrêt momentané des manifestations pour permettre au gouvernement d’apporter la preuve de sa bonne foi ». Enfin, il demande la constitution d’une commission d’enquête parlementaire.