Les Universités marocaines face aux études africaines, au centre d'un colloque à Rabat

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L'université marocaine d'accompagner le partenariat maroco-africain multiforme et de fournir des études et des recherches qui balisent la voie aux ambitions du Royaume ainsi qu'à celles de ses partenaires à l'échelle africaine.

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Rabat - "Les études africaines, importance et perspectives" est le thème d'un colloque organisé par la Fondation Fikr pour le développement, la culture et les sciences, mardi à Rabat, avec la participation d'un groupe d'enseignants-chercheurs.

Les participants à cette rencontre, organisée en partenariat avec l'Association des Régions du Maroc (ARM), la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc et l'Observatoire national du système d'éducation et de formation, ont mis l'accent sur l'importance du domaine des études africaines et son rôle dans la promotion de la diplomatie parallèle.

Ils ont souligné la nécessité pour l'université marocaine d'accompagner le partenariat maroco-africain multiforme et de fournir des études et des recherches qui balisent la voie aux ambitions du Royaume ainsi qu'à celles de ses partenaires à l'échelle africaine.

Les intervenants ont évoqué la contribution des universitaires marocains à l'étude du patrimoine commun entre le Maroc et le reste des pays africains et l'approfondissement de la recherche axée sur les civilisations africaines, saluant leurs rôles dans la rectification de plusieurs aberrations sur l'Afrique et les Africains.

Ils se sont également attardés sur le retour du Maroc à l'Union africaine (UA), mettant en exergue la politique de coopération menée par le Royaume avec les pays africains, laquelle est fondée sur la responsabilité partagée et la solidarité avec une vision prospective basée sur le développement durable et commun et la prospérité.

Dans ce sens, l'expert et chercheur universitaire, El Moussaoui Ajlawi, a considéré que cette rencontre constitue une opportunité de côtoyer l'acteur politique et appréhender notamment sa perception des enjeux de la relation du Maroc avec le continent africain.

A cet égard, M. Ajlawi a mis en exergue le rôle de l'académicien dans l'accompagnement de la dynamique de la présence du Maroc dans l'UA, appelant à ce qu'une attention particulière soit portée aux institutions universitaires concernées par les études africaines.

Pour sa part, le président du Conseil de la région Rabat-Salé-Kénitra, Rachid El Abdi, a affirmé dans une allocution, au nom de l'ARM, que le sujet de la recherche et des études africaines concerne bien l'institution de la région, car il s'agit d'une institution territoriale concernée par la diplomatie parallèle et la promotion des orientations fixées par les politiques publiques.

Il a affirmé, dans ce cadre, que les régions du Royaume s'impliquent dans cette dynamique à la faveur de leurs liens stratégiques avec leurs homologues africaines qui adoptent la régionalisation à l'image du Maroc, ajoutant que les régions tiennent régulièrement des réunions avec les ambassadeurs africains et sont ouvertes à la conclusion d'accords de partenariat dans divers domaines.

Quant au président de la Fondation Fikr pour le développement, la culture et les sciences, Mohamed Darwich, il a estimé que les études africaines doivent accompagner la nouvelle dynamique du Maroc sur le continent africain, à travers le développement d'une structure nationale intégrée qui est en phase avec les politiques publiques portant sur l'Afrique.

D'autres intervenants ont rappelé que l'ouverture du Maroc sur le sud de l'Afrique, n'est pas "chose nouvelle" car il s'agit d'un prolongement naturel et stratégique du Royaume avec son environnement qui a été toujours marqué par des échanges culturels, cultuels, politiques et économiques.

Ils ont également noté que depuis le retour du Maroc au sein de l'UA en 2017, il y eu une forte dynamique qui a permis au Royaume d'abriter plusieurs institutions notamment l'Observatoire africain des migrations et l'Union panafricaine de la jeunesse.

 

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