Algérie: Abdelmajid Tebboune président

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Alger- L'ancien Premier ministre algérien Abdelmadjid Tebboune a été élu Président dès le premier tour de l'élection présidentielle qui s’est déroulée jeudi en Algérie, a annoncé vendredi l'Autorité nationale des élections (Anie).

M. Tebboune (74 ans) a recueilli 58,15% des suffrages, selon les résultats de ce scrutin communiqué par le président de l'ANIE Mohamed Charfi lors d'une cérémonie officielle.

Le taux global de participation au premier tour de ce scrutin présidentiel a atteint 39,93%, d'après l'Autorité, qui avait annoncé que les résultats définitifs seront annoncés par le Conseil constitutionnel entre le 16 et le 25 décembre.

Le taux global de participation, contesté, à ce scrutin, après fermeture des bureaux de vote, est de 39,93%, a-t-il dit lors d’une conférence de presse au centre international des conférences, précisant que le nombre de votants est de 9.692.077.

Le taux de participation officiel mais sérieusement mis en doute par les observateurs et le hors-jeu, est de 41,41% au niveau national et de 8,69% pour les Algériens de l'étranger, a indiqué le président de l'Anie, relevant que le nombre d'inscrits sur les listes électorales est de 23.559.853 personnes.

Dans ce scrutin, plus de 24,5 millions d’Algériens étaient appelés à élire le successeur d'Abdelaziz Bouteflika parmi cinq candidats, dans une atmosphère très tendue marquée par des protestations sociales qui durent depuis le 22 février dernier.

Etaient également en course pour la magistrature suprême du pays l’ancien Premier ministre et président du parti "Talaie el Hourriyet", Ali Benflis, l’ancien ministre de la Culture et actuel secrétaire général par intérim du Rassemblement National Démocratique (RND), Azzedine Mihoubi, l'ancien ministre de Tourisme et président du Mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina et le président du parti "Front Al-Moustakbel", Abdelaziz Belaid.

C’est le troisième scrutin présidentiel que les autorités tentent d’organiser cette année, après ceux du 18 avril dernier qui devait ouvrir la voie au cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika, avant qu’il ne soit contraint à démissionner, et du 4 juillet 2019 qui avait dû être annulée, aucun candidat ne s’étant déclaré.

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