Encore une marée humaine à Alger pour dire non au régime

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Les manifestations de ce vendredi 15 mars 2019, ont commencé aux environs de 10h à la grande poste d’Alger et  à la place du 1er mai ainsi que dans de nombreuses autres villes du pays. La rue algérienne dénonce également la position de Paris qui s’est précipité pour se féliciter du « retrait » de Bouteflika et du report des élections. A 16 h 30, des centaines de milliers de manifestants sont dans les rues à travers le pays. Bekia, Alger, Tizi Ouzou, Cobstabtine, Aïn Dafla, Médéa, Oran, Sétif, Mostaghanem, aucune n'est épargnée pae les manifestants.  

Dans la capitale algérienne les observateurs relèvent que une marée humaine festive te calme, au point que les enfants peuvent dormir sur les épaules de leurs parents,  qui s’oppose au prolongement du mandat de Bouteflika, au report des élections et au système en place.. A Alger, la place de la grande poste a été prise d’assaut dès le matin, par des milliers de personnes, alors qu’au même moment, des dizaines de bus et de taxi, sont bloqués aux portes d’Alger, par des unités de la gendarmerie nationale. Pour contourner ce blocage, des dizaines de manifestants continuent la route à pieds, pour rejoindre le centre de la capitale. Fait marquant: un policier ne tenue a quitté sa faction poir rejoindre la manifestation.

Les manifestants déclarent aussi leur hostilité à la position de l’ancienne puissance coloniale.  « La France est clairement décriée sur les réseaux sociaux et dans la rue algérienne, rapporte le sire TSA. En cause, un Tweet d’Emmanuel Macron en réaction à l’annonce la veille par le président algérien de renoncer à briguer un cinquième mandat et de reporter l’élection présidentielle prévue le 18 avril.

« La jeunesse algérienne a su exprimer son espoir de changement avec dignité. La décision du Président Bouteflika ouvre une nouvelle page pour la démocratie algérienne. Nous serons aux côtés des Algériens dans cette période nouvelle, avec amitié et avec respect », a écrit le président français.

« Ménager la chèvre et le chou, ajoute TSA, ce n’est pas toujours évident. En se précipitant, Macron a commis une bourde diplomatique monumentale. Sans en avoir peut-être l’intention, il venait de valider à la place des Algériens le plan du pouvoir en place pour se tirer d’affaire. Le plus sage aurait été d’attendre de voir la réaction de la rue et de l’opposition algériennes à cette prolongation inconstitutionnelle du mandat présidentiel. Cette réaction, on la connait maintenant : les Algériens rejettent dans la forme et dans le fond la proposition de Bouteflika. »