M. Bouari : Le RNI est devenu le premier parti des ingénieurs

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Entretien réalisé par Hassan Zakariaa - Ahmed Bouari est ingénieur, président du Corps des Ingénieurs RNI. Dans cette entretien il fait le bilan de ses deux ans d’existence, explique sa contribution à la réflexion Réniste, la place de l’ingénieur dans l’Etat marocain et de ses perspectives électorales. De l’élection de Aziz Akhannouch à la tête du parti du Rassemblement National des Indépendants il dit qu’elle a « dynamisé l’action politique du parti en apportant une nouvelle manière de faire et un nouveau souffle avec de nouvelles méthodes de travail. Le RNI est devenu un parti encore plus attractif. L’ingénieur ne cherchait que ça pour s’intéresser à la politique ».

Il y a deux ans, en mai 2017, le Corps des Ingénieurs RNI tenait son assemblée constitutive. Depuis, le Corps des Ingénieurs RNI a, pour ainsi dire, pris corps. Où en êtes-vous aujourd’hui ? 

Eh oui, deux ans déjà. La mission de ce Corps est d’être une force de proposition pour le parti, de fournir le conseil, l’assistance et l’expertise nécessaires sur les dossiers à caractère national ou international.

Depuis deux ans, nous avons pu finaliser notre structuration au niveau national et régional. Le Corps a aussi contribué à l’élaboration du projet de société de notre parti "la Voie de la confiance", à travers les rencontres tenues dans les régions du Royaume ainsi que dans la région 13, des Marocains du monde.

Par ailleurs, notre corps a été l’initiateur d’une rencontre des cadres tenue à Casablanca l’année dernière, avec les médecins, les comptables et les avocats. Pour cette rencontre, 500 ingénieurs ont répondu présent et ont confirmé leur adhésion à notre corps.

Plus que ça, par notre travail de proximité dans les régions, le corps qui ne comptait que quelques dizaines d’ingénieurs à la constitution dispose actuellement de plus de 1500 ingénieurs membres du Corps. 95% d’entre eux vivent leur première expérience politique. 

1100 ingénieurs se réunissent ce samedi, qu’attendez-vous de cette rencontre ?

Concrètement, nous ne pouvons qu’être satisfaits de l’intérêt des ingénieurs pour nos assises, les premières du genre dans la sphère partisane de notre pays. Notre parti est celui, de tous les partis de notre pays, qui accueille le plus d'ingénieurs. C'est une fierté et une responsabilité considérable.

Le principal objectif de nos assises, aujourd’hui, est de permettre à nos ingénieurs de se familiariser avec les rouages de la chose politique et de leur donner l’occasion de prendre la parole pour discuter et partager leurs visions sur l’action politique en général, et du RNI en particulier.

Il est temps que l’ingénieur assume sa responsabilité de citoyen, au service de l'intérêt général. Depuis plus de 20 ans, l’ingénieur s’était éclipsé de la vie politique en se limitant à son métier technique et à sa propre carrière. Nous pensons qu’aujourd’hui, qu’il est temps pour que les ingénieurs du RNI montrent l'exemple, en assumant leur responsabilité politique, afin de pleinement accompagner notre pays dans sa stratégie de développement humain. Les ingénieurs doivent mettre leurs compétences au service des secteurs de premier rang notamment l’emploi, l’éducation et la santé. 

Ces domaines constituent la colonne vertébrale de tout développement sociétal, lui-même basé sur la réalisation d’infrastructures importantes. Les ingénieurs doivent s’impliquer dans la définition des stratégies dans ces domaines et ne peuvent se contenter de la réalisation des infrastructures et de leur gestion technique.

A l'issue de ces assises, nous formulerons des recommandations et des propositions réalistes et réalisables pour associer l’ingénieur à la politique en général et surtout à son engagement dans la conception et la mise en œuvre du nouveau modèle de développement de notre pays.

Plus de mille ingénieurs, c’est un taux d’adhésion plus qu’important. Qu’est-ce qui les amène au RNI ? 

L’élection de Mr Aziz Akhannouch à la tête du parti du Rassemblement National des Indépendants a dynamisé l’action politique du parti en apportant une nouvelle manière de faire et un nouveau souffle avec de nouvelles méthodes de travail. Le RNI est devenu un parti encore plus attractif. L’ingénieur ne cherchait que ça pour s’intéresser à la politique et notre parti proposé un projet de société complet qui touche toutes les franges de la société c’est "la Voie de la confiance".  

Notre pays compte 125 000 ingénieurs environ, 1000 n’est qu’un tout petit nombre, qui fait de nous le premier parti des ingénieurs, mais cela n'est pas encore suffisant. Nous devons donc travailler encore plus pour renforcer la place des ingénieurs dans notre parti. L’apport de l’ingénieur ne peut qu’être bénéfique à l’action politique dans notre pays. 

Pour cette rencontre, vous avez retenu deux panels, l’un consacré à l’ingénieur et la politique, l’autre est dédié à l’ingénieur et le nouveau modèle de développement. Concernant ce second panel, comment s’articuleront ses travaux et ses conclusions en rapport avec la vision du parti ?

Notre parti a déjà produit une feuille de route concernant sa vision pour le nouveau modèle de développement. C'est la "Voie de la confiance". Donc, les recommandations de ce panel seront d’une grande valeur ajoutée pour l’amélioration de la proposition de notre parti, en vue des prochaines échéances politiques de notre pays. 

Par ailleurs, de telles idées et recommandations seront utiles pour les ingénieurs dans l’exercice de leurs fonctions soit dans le secteur public ou privé pour le bien de notre parti et de notre pays en complémentarité avec les propositions des autres forces vives du pays.

Il y a encore quelques années le profil ingénieur était très prisé pour la gestion des affaires publiques. On trouvait des ingénieurs partout jusque dans un secteur qui n’est pas de prime abord leur domaine de prédilection, l’administration territoriale. On jasait même beaucoup autour du lobby des X. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Je ne partage pas votre avis sur ce sujet, s’il y a un domaine où les ingénieurs ont excellé ce serait l’administration territoriale, je ne vais pas citer des exemples, mais les villes qui ont été gérées ou qui sont actuellement gérées par des ingénieurs parlent d’elles même du travail qu’accomplissent ces ingénieurs. 

L’ingénieur, par sa formation en méthode et sa technicité, est à même de gérer le développement des territoires et surtout pour notre pays qui a encore du chemin à faire pour se doter des infrastructures combien indispensables pour l’épanouissement de nos concitoyens.

La nomination des ingénieurs dans ces postes ne se fait pas en considération de leur diplôme uniquement mais également de leurs compétences multiples et leurs capacités d’adaptation à des situations complexes comme la gestion des administrations territoriales.  

Bientôt les communales et les législatives. Comment le Corps des ingénieurs s’y prépare-t-il et qu’en attend-il ? 

Nous sommes avant tout des militants du RNI, nous allons travailler avec les militants du parti pour définir notre stratégie pour les communales et les législatives. Notre souhait dans le Corps est de présenter le maximum de nos membres pour ces scrutins bien sûr avec le consentement des militants de notre parti.

Nous nous inscrivons dans la vision de notre parti qui se résume dans le travail de proximité avec les citoyens en espérant gagner la confiance des électeurs et avoir le maximum de candidats de qualité, pour pouvoir mettre notre vision en œuvre et dans le parlement que dans les conseils communaux et régionaux.

Nous avons confiance que le citoyen marocain va faire le bon choix du changement et que notre parti aura la place qu’il mérite dans le champ politique national. 

Nous allons continuer notre travail sur tous les niveaux pour expliquer notre programme et notre vision aux citoyens. C’est à travers cette communication continue et sincère que nous espérons intéresser les citoyens à voter et participer au changement attendu.