Un rallye Paris-Madrid sur le circuit du Sahara marocain - Par Talâa Saoud ATLASSI

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Le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, reçoit, au Palais Royal de Rabat, Son Excellence Monsieur Pedro SANCHEZ, Président du Gouvernement du Royaume d’Espagne, qui effectue une visite de travail au Maroc. 21022024-Rabat

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D’une posture à l’autre, de couleuvre en boa, les dirigeants algériens démontrent qu’ils sont les vrais ennemis de leur pays, chaque fois qu’ils s’enflamment dans leur acharnement contre le Maroc. Par cette sensibilité à fleur de peau, ils font perdre à l’Algérie et à son peuple des occasions de revigorer leur pays d’une formidable énergie maghrébine où le Maroc joue le rôle incontournable de catalyseur efficace.

L’avenir appartient à l’horizon maghrébin pour développer la région et servir ses peuples, dont certains ont grandement besoin au vu de l’immensité des carences, comme c’est le cas pour le peuple algérien. Malgré les fortunes générées par le gaz, les recettes tombent dans l’escarcelle des dirigeants pour ne laisser au peuple que quelques bribes, mais beaucoup de slogans. L’hostilité du Palais El Mouradia au Royaume est probablement due à leur détermination maladive à priver le peuple algérien de toute perspective de co-développement venant du Maroc.

Le projet de renaissance marocaine, mené par le Roi Mohammed VI, est animé par la dimension maghrébine, même si la situation régionale s’est rétrécie comme une peau de chagrin pour ne laisser place qu’à des « contés », majoritairement en crise. C’est justement pour cette raison que le Roi du Maroc n’a eu de cesse de répondre à l’animosité algérienne par des appels récurrents au dialogue et à l’entente.

A commencer par la proposition d’un plan d’autonomie au Sahara marocain en vue d’affranchir le groupe séparatiste de son passé et d’assurer à leurs mentors algériens un passage honorable vers l’avenir.  Le Roi du Maroc cherche à bâtir des relations bénéfiques à toutes les parties pour contribuer ensemble à la construction du bien-être maghrébin. Le Maroc est prêt à cette ambition maghrébine potentielle, par sa volonté politique, ses réalisations économiques, son immunité nationale et ses potentialités sociales. Il s’érige comme un acteur international majeur dans le nœud de la coopération économique, politique et sécuritaire, particulièrement dans son voisinage africain et européen.

Au niveau africain, il suffit de rappeler la dynamique d’envergure et l’enthousiasme enclenchés par l’initiative royale visant à faciliter l’accès socioéconomique des pays de la zone sahélo-saharienne à la façade atlantique du Royaume. Cette initiative s’inscrit dans le prolongement du gigantesque projet de gazoduc transatlantique destiné à acheminer le gaz du Nigéria vers le Maroc à destination de l’Europe. En Afrique, le Maroc ne distribue pas des slogans et n’abreuve pas ses partenaires de bonnes intentions, mais propose des initiatives et des projets concrets pour réaliser des bénéfices mutuels et des intérêts communs.

Sur le plan européen, en l’espace de deux mois et immédiatement après son investiture, le gouvernement espagnol a dépêché à Rabat son ministre des Affaires étrangères, son ministre de l’Intérieur et son président de gouvernement Pedro Sanchez. Si la teneur et les détails de ces visites sont désormais connus, le plus important réside dans l’adhésion espagnole aux projets de développement à l’œuvre au Maroc, particulièrement dans les provinces du sud du Royaume (contestées par l’Algérie), y compris le port de Dakhla, un projet stratégique d’une grande portée. N’en déplaise aux dirigeants algériens, mais cette adhésion traduit de manière concrète et efficace la conviction profonde de l’Espagne de la justesse de la cause nationale du Maroc. Il faudrait juste qu’ils comprennent pour réaliser enfin que l’engagement de M. Sanchez à injecter un investissement de 45 milliards USD au Maroc d’ici 2050, n’est pas le simple fait d’un gouvernement, mais plutôt l’engagement d’un Etat qui transcende les soubresauts des politiques éphémères. C’est un engagement stratégique basé sur une évaluation profonde des potentialités du Maroc et des promesses dont il est porteur actuellement comme sur le long terme.

L’Algérie, qui a brusquement annulé la visite du ministre espagnol des AE, est naturellement en droit de considérer cet engagement ibérique et les résultats de la visite de M. Sanchez au Maroc comme un message qui lui est adressé. Elle est en droit de percevoir des messages là où ni Rabat, ni Madrid ne se soucient d’envoyer des messages à quiconque, à l’Algérie encore moins. Les deux Royaumes voisins, n’étant intéressés que par le développement de leurs relations bilatérales, mènent leur chemin avec le sérieux et le pragmatisme nécessaires et le sens de responsabilité qui leur est propre. Après tout, les deux pays ont un rendez-vous commun avec la Coupe du monde 2030, une échéance qui ne fait plus partie des engagements stratégiques à long terme.

Dans le contexte européen toujours, d’aucuns auront remarqué la visite, lundi dernier à Rabat, du ministre français des AE Stéphane Séjourné. Tout en réitérant la position classique de Paris sur le soutien « clair et constant » au plan marocain d’autonomie, il a affirmé qu’il était temps pour la France d’avancer sur cette question. Le chef de la diplomatie française a également fait part de l’appui de son pays aux projets de développement socioéconomiques dans les provinces du Sud du Royaume, assurant que la France accompagnera le projet marocain de développement avec des investissements et une coopération sur les trente années à venir.

Autant dire que l’on a affaire, ici, à l’engagement d’un Etat et non pas à une décision gouvernementale limitée dans son mandat et son envergure. Explication : l’Etat français, détenteur des preuves historiques en lien avec le droit du Maroc sur son Sahara et la justesse de sa cause, s’apprête à opérer une avancée significative dans sa position au sujet de ce différend artificiel. La France est, donc, en train de faire des pas importants sur la question du Sahara marocain, avant de franchir le Rubicon. Elle ne comprend que trop l’importance que revêt, pour elle, le Maroc en termes politiques, économiques et sociaux, mais aussi en matière de coopération sécuritaire.

Y a-t-il une âme charitable pour aviser et faire comprendre aux dirigeants algériens les implications et les répercussions de tout ça ? Y a-t-il quelqu’un qui saurait les assagir pour qu’ils comprennent que l’attractivité et l’efficacité du Maroc dans son environnement africain et son voisinage européen, notamment avec l’Espagne et la France, conjuguées à sa stature internationale (présidence du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, présidence de la FAO…) sont des réalisations et des acquis qui ne serviront pas uniquement le Royaume, mais aussi l’Algérie dans la perspective d’une coopération bilatérale dans le cadre du giron maghrébin ? Y a-t-il un sage pour leur dire que les agissements puérils, par hostilité envers le Maroc, sa stature internationale et ses potentialités, ne sauront entamer ni sa marche ni son cheminement ?

A l’instar des dernières tentatives visant à torpiller les relations entre Rabat et Nouakchott, via des articles de presse à la solde, aucun de ces agissements pernicieux ne saurait entamer la solidité des liens unissant les deux pays, et encore moins leurs ententes et leurs aspirations communes.

Quant aux « percées » réalisées par les services de renseignements algériens pour la confection de toutes pièces d’un supposé « scandale » du Maroc en France, elles ont été réduites à leur juste valeur : des bobards, un pathétique coup d’épée dans l’eau !

Ces services de renseignements, chichement payés par les deniers publics algériens, auraient tant à vaquer à leur mission première, celle de faire parvenir aux maîtres d’El Mouradia des données exactes et précises et de les tenir informés des réalités et des potentialités du Maroc qu’ils auraient mieux fait d’exploiter comme un modèle à suivre dans la gestion des affaires du pays, s’ils avaient l’intention de servir l’Algérie au lieu de s’en servir.

Malheureusement, la caque sent toujours le hareng ! A l’image du dirigeant militaire Chengriha qui, ressassant des propos puérils indignes de son âge, fait plus de mal à la noble cause palestinienne qu’il associe arbitrairement à celle d’un mouvement séparatiste fait de toutes pièces. Allez chercher le lien entre la cause d’un mouvement de libération national, arabe, universel, authentique et sacré et un ramassis de séparatistes à la solde !  Ne dit-on pas « chassez le naturel, il revient au galop » ?

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