Le faux paradoxe, on se plaint de la surpopulation mondiale et on s’inquiète de la baisse de fertilité

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La baisse de fertilité a plusieurs raisons socio-culturo-économiques, mais aussi biologiques : la chute du nombre moyen de spermatozoïdes dans le monde

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Un faux paradoxe parce qu’il est logique si l’on s’en tient à l’actuel ordre mondial encore dominé par l’Occident : D’un coté on se plaint de la surpopulation que la terre ne pourra alimenter, de l’autre on s’inquiète d’une fertilité insuffisante pour maintenir la population mondiale en l’état. En vérité c’est un lapsus qui trahit une angoisse toute occidentale.

"La fertilité décline à travers le monde et à l’avenir, les taux de fertilité vont continuer à décliner", indique une étude publiée jeudi, alertant sur des équilibres de plus en plus marqués d’une région du monde à l’autre.

Publiée dans la revue scientifique The Lancet, l’étude note que la moitié des pays observent un taux de fertilité trop faible pour maintenir le niveau de leur population.

L’étude, qui se base sur les chiffres du "Global Burden of Disease" de la fondation américaine Bill et Melinda Gates, conclu que d’ici 2050, trois quarts des pays auront un taux de fertilité insuffisant pour maintenir leur population en l’état, prévoyant d’ici 2100, la plupart des pays seront concernés.

Mais à cette inquiétude il y a une explication : Les chercheurs prévoient que la population des pays ‘’pauvres’’ continuera longtemps à augmenter, notamment en Afrique subsaharienne, alors qu’elle baissera dans les pays développés, provoquant un déséquilibre qui risque "d’avoir des conséquences considérables sur les plans économique et sociétal".

Les prévisions présentées par the Lancet doivent être prises avec précaution, soulignent dans le même numéro des chercheurs de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui critiquent plusieurs choix méthodologiques en soulignant la faiblesse des données actuellement disponibles dans nombre de pays pauvres.

Sur le fond, "Il faut privilégier la nuance et non le sensationnalisme quand on parle de la baisse des taux de fertilité", soulignent-t-ils. En vérité, l’angoisse occidentale, parce que c’est ce qu’elle est, vient de la peur de perdre leur bien-être et leur confort construits sur le malheur de tous les autres.

Cette baisse de fertilité a plusieurs raisons socio-culturo-économiques, mais aussi biologiques. Les conclusions, publiées en février 2022 dans la revue Human Reproduction Update, souligne que l’humanité est « confrontés à un problème grave qui, s'il n'est pas atténué, pourrait menacer la survie de l'humanité",.

Etude s’est penchée sur l’évolution du nombre de spermatozoïdes dans des régions qui n'avaient pas été examinées auparavant pour constater une baisse alarmante du nombre de spermatozoïdes dans le monde occidental. Dans cette dernière étude, ils ont constaté que le nombre moyen de spermatozoïdes dans le monde entier avait chuté de plus de 50 % au cours des cinq dernières décennies.

Le professeur Richard Sharpe, du Centre pour la santé reproductive de l'université d'Édimbourg en Écosse, avait qualifié ces résultats de "mauvaises nouvelles pour la fertilité des couples", mais aussi, plus largement, pour les nations vieillissantes.

"Ces questions ne concernent pas seulement les couples qui essaient d'avoir des enfants, mais aussi la société dans les 50 prochaines années, car il y aura de moins en moins de jeunes pour travailler et subvenir aux besoins d'un nombre croissant de personnes âgées", avait-il déclaré.

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