Canberra en proie à son pire incendie depuis 2003

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Canberra - Plus de 9.500 hectares ont été réduits en cendre au sud de Canberra dans le pire incendie qu'a connue la capitale australienne depuis 2003, alors qu'une nouvelle aggravation des conditions météorologiques est annoncée pour vendredi prochain.

Le feu de brousse, qui s’est déclaré mardi dans le parc national de Namadgi, se dirige vers l'est et le nord-est de Canberra et avance à un rythme de 400 hectares par heure, selon les services d’urgence du Territoire de la capitale australienne.

L’incendie, qui reste toujours hors de contrôle, a été causé par les phares d'atterrissage d’un hélicoptère de l’armée lors d'une opération de dégagement au sol, a expliqué le ministère de la Défense dans un communiqué.

Le niveau d’incendie a été rétrogradé mercredi d’urgence à "surveillance et action", mais les autorités locales ont averti que les conditions météorologiques devraient encore se détériorer au cours des prochains jours, notamment vendredi quand le thermomètre devrait atteindre 42 °C.

"L'incendie ne devrait pas atteindre le niveau d'urgence aujourd'hui, mais une nouvelle vague de chaleur pourrait en faire un week-end difficile pour les pompiers", a souligné Matthew Shonk, des services d’urgence du Territoire de la capitale australienne.

"Nous n'allons pas éteindre ce feu aujourd'hui ni demain… C'est un énorme feu qui nécessite de grands efforts pendant un certain temps", a-t-il ajouté.

Les habitants de Tharwa ont été invités à rester vigilants, alors que les habitants des quartiers à l'extrême sud de Canberra, tels que Banks, Gordon, Condor, Calwell et Theodore ont été invités à surveiller les conditions météorologiques.

Outre Canberra, des interdictions de feu totales sont en place depuis plusieurs semaines d’autres Etats du pas-continent, où plus de 100 incendies sont toujours en cours, notamment en Nouvelles-Galles du Sud et à Victoria.

Les feux de brousse ont coûté, jusqu’à présent, la vie à au moins 31 personnes, tué un demi-milliard d'animaux et brûlé plus de dix millions d’hectares.

Liés à une sécheresse particulièrement grave en Australie, ces incendies sont de plus aggravés par le réchauffement climatique, alors que les scientifiques prédisent de longue date que la récurrence de ces événements météorologiques extrêmes ne fera que s'aggraver.