Affaire Ramadan : une histoire de pièce à conviction renforce la théorie du complot

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Du nouveau dans l’affaire Tariq Ramadan, accusé de viols par deux jeunes femmes. Un document qui devait confirmer son alibi a disparu avant de réapparaître tardivement. Une information qui renforcent les rumeurs de complot, qui foisonnent depuis l’incarcération de l’islamologue

Le document en question est la réservation du billet d’avion entre Londres et Lyon pris par Tariq Ramadan le 9 octobre, jour même où l’une des plaignantes dit avoir été abusée par l’islamologue. Le document montre que Tariq ramadan, qui devait participer à une conférence dans la capitale des Gaules, est arrivé à l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry à 18h35.

Ses avocats, maitres Yassine Bouzrou et Julie Granier, estiment que cette réservation est en mesure de fragiliser les déclarations de la plaignante qui a affirmé avoir été violée dans l’après-midi de ce jour là. Par ailleurs, les enquêteurs n’ont été informés de l’existence de cette pièce que jeudi dernier et n’ont, par conséquent, pas pu confirmer ou infirmer l’alibi. 

Les défenseurs de l’islamologue ont dénoncé un « défaut de communication » qui, selon eux porte préjudice à Tariq Ramadan. Ils ont donc envoyé un courrier pour demander la saisine de l’inspection générale de la justice.

D’un autre côté, la réservation d’avion de Tariq Ramadan a été envoyée par les avocats de l’accusé à la section P20 du parquet de Paris le 6 décembre dernier. Le service de l’accueil et du bureau d’ordre pénal du parquet a d’ailleurs accusé réception de ladite note le 7 décembre, dans un e-mail. Raison pour laquelle les avocats de Tariq Ramadan ont été étonnés de constater que les enquêteurs n’ont posé aucune question à leur client concernant son alibi. La raison est qu’ils n’avaient pas reçu le document.

Ce n’est que le 1er février dernier que la réservation du billet d’avion entre dans la procédure, quelques minutes avant la confrontation de Tariq Ramadan et de son accusatrice. Le lendemain, Tariq Ramadan est mis en examen et incarcéré après sa présentation devant le juge d’instruction. De quoi renforcer les rumeurs de complot contre, celui qui est considéré par beaucoup, “le porte-voix” des musulmans d’occident.