Question palestinienne: Guterres réaffirme que la solution à deux Etats reste le seul moyen

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Le secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, a réaffirmé, ce lundi 5 février, que la solution à deux Etats reste le "seul moyen" d’aboutir à la résolution du conflit israélo-palestinien et qu’"il n’y a pas de plan B" pour contourner cette solution

"Une solution fondée sur la coexistence de deux Etats est le seul moyen de réaliser les droits inaliénables du peuple palestinien et d'assurer une solution durable au conflit", a souligné Guterres, à l’ouverture de la session 2018 du Comité des Nations-Unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.

Le chef de l’ONU a rappelé, à ce propos, que le Conseil de sécurité a toujours réitéré sa vision d'une région où "deux Etats démocratiques, Israël et la Palestine, vivent côte à côte en paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues".

L'Assemblée générale a également réaffirmé la solution de deux Etats en établissant un Etat palestinien, seul moyen de parvenir à la stabilité, à la paix, à la prospérité et au développement dans la région, a-t-il poursuivi.

"Et j'ai toujours dit que je voudrais voir un Etat palestinien et un Etat israélien, tous deux avec une capitale à Jérusalem", a encore rappelé Guterres.

Cependant, "nous devons faire face à la réalité difficile d'aujourd'hui", a averti le Secrétaire général de l’ONU.

Selon lui, après des décennies de convergence, le consensus mondial pourrait s'éroder, rendant une action concertée et efficace plus difficile à réaliser, à un moment où ce consensus est "plus important que jamais".

Les tendances négatives sur le terrain, a-t-il noté, ont le potentiel de créer une réalité irréversible d'un seul Etat, chose qui est incompatible avec la réalisation des aspirations nationales, historiques et démocratiques légitimes des Israéliens et des Palestiniens.

La construction et l'expansion des colonies en cours en Cisjordanie occupée, y compris à Al Qods-est, sont illégales en vertu des résolutions de l'ONU et du droit international, a réaffirmé Guterres.

"C'est un obstacle majeur à la paix et il doit être stoppé et inversé", a-t-il martelé.