Etat civil : Les socialistes persistent

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L’USFP se prononce sur la loi régissant l’état civil au Maroc. Son groupe parlementaire à la Chambre des représentants propose une refonte de la loi 37-99 , fixant les critères du choix d’un nom ou d’un prénom, actuellement en vigueur.

Les socialistes veulent abroger le titre de « Chérif ». Hors de questions de prétendre juridiquement  au titre de « Chérif » ou de le déclarer sur les documents d’identité officiels. Raisons : la nouvelle constitution sur même pied d’égalité tous les citoyens. Un titre tel que « Sidi », « Moulay » ou « Lalla » ne rejoigne pas l’esprit et les valeurs instaurées par la nouvelle constitution. Le fait de différencier les Marocains «  en se basant sur leur filiation (aussi « noble » soit-elle) est discriminatoire », selon les socialistes.

Autre précision de taille, L’USFP veut mieux quadriller les pouvoirs des officiers d’état civil. Quelques prénoms, amazigh surtout, sont refusés et rejetés par ces fonctionnaires. Conséquence «  l’heureux événement d’une naissance se mue en bataille juridique contre l’administration » affirme le groupe  parlementaire de L’USFP. En se basant sur les composantes de  l’identité marocaine consacrées par la constitution : Amazigh, arabo-islamique, saharo-hassanienne , hébraïque , les socialistes proposent : d’énoncer expressément qu’il est interdit de refuser l’enregistrement d’un prénom.

Pour rappel, cette proposition de loi ne date pas d’aujourd’hui. Elle a été déposée pour la première fois le 28 Janvier de l’année passée. Les socialistes tiennent à leur proposition avec comme slogan « Appelez-vous comme bon vous semble. Mais ne m’imposez pas de le dire ou de l’écrire » !