Le Maroc un partenaire incontournable pour les députés européens

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Plusieurs députés européens ont souligné, ce lundi 09 janvier à Bruxelles que le Maroc est un partenaire incontournable pour l’Union Européenne (UE).

Lors d’un échange de vues, au sein de la commission des affaires étrangères du parlement européen, avec Nicholas Westcott , directeur général Afrique du Nord et Moyen Orient du service d’action extérieure de l’UE sur la décision de la Cour de justice de l’UE (CJUE) concernant l’accord agricole avec le Maroc, des députés européens de divers groupes politiques ont unanimement souligné la nécessité de redynamiser la coopération entre les deux parties, mettant en exergue le rôle que joue le royaume pour la stabilité et la sécurité de l’ensemble de la région et dans le domaine de la migration.

Pour la députée européenne Rachida Dati, « le Maroc n’est pas un allié ordinaire, c’est un allié de confiance, indispensable dans la lutte contre le terrorisme, dans la gestion des flux migratoires, et un partenaire privilégié pour établir une coopération refondée avec l’Afrique ». « Le Maroc est vraiment un exemple à suivre pour l’Union Européenne et pour chacun de ses états membres dans les domaines précités », a-t-elle noté, souhaitant que l’année 2017 permette de reconstruire « cette relation de confiance » fragilisée. « A défaut, l’Europe le paiera cher », a-t-elle ajouté.

Elle a également signalé que « la Cour de Justice de l’UE a su rappeler des principes intangibles en rectifiant la décision du Tribunal de Première instance. D’une part, en confirmant la validité de l’accord commercial de 2012 entre l’Union Européenne et le Maroc. D’autre part, en rappelant que pour saisir une juridiction, internationale de surcroît, il faut avoir un intérêt et une qualité à agir et une reconnaissance juridique, déboutant ainsi le Front Polisario ».

Rachida Dati a regretté qu’il ait fallu plus d’un an de contorsions juridiques pour répondre à « une décision uniquement politique ». Elle a mis en garde l’UE contre toute action qui fraiserait à l’avenir le partenariat avec le Maroc.

« Attention de ne pas scier la branche de la sécurité des européens et du développement africain dont nous avons besoin grâce au Maroc ! », a-t-elle averti.

L’eurodéputé français Aymeric Chauprade est allé dans le même sens, en appelant l’UE à tourner la page de l’arrêt de la Cour et à envisager un partenariat plus vigoureux et plus dense sur de nouvelles bases de confiance et de respect des engagements avec le Maroc qu’il a qualifié d’ilot de stabilité dans une région en proie à de multiples périls.

Pour le député tchèque Jaromír Stetina, le Maroc constitue un partenaire solide de l’Union Européenne dans le domaine de la migration, saluant l’initiative du royaume de régulariser les migrants dans le cadre d’une politique d’intégration ambitieuse. Le Maroc, a-t-il dit, a donné l’exemple en ouvrant ses portes aux migrants.

Le député européen a appelé à cette occasion l’UE à soutenir le Maroc dans cette initiative et à consolider davantage la coopération bilatérale dans le cadre d’un partenariat fort et redynamisé.

L’intervention de l’eurodéputé français Gilles Pargneaux, président du groupe d’amitié UE-Maroc a versé dans le même sens. Il a appelé à une redynamisation des relations entre les deux partenaires après la décision de la Cour européenne qui a rendu un arrêt mettant un terme à toute ambigüité concernant la validité des accords commerciaux entre le Maroc et l’UE.

Le député européen a, dans ce contexte, affirmé que le règlement de la question du Sahara est entre les mains de l’ONU sous l’égide de son nouveau secrétaire général Antonio Guterres, notant qu’il faut que l’UE aide l’organisation onusienne à trouver une solution de paix permettant la mise en œuvre de la proposition d’autonomie mise en avant par le Maroc.

Réagissant aux interventions des différents eurodéputés, le directeur général Afrique du Nord et Moyen Orient du service d’action extérieure de l’UE a relevé l’importance des rapports que l’UE entretient avec le Maroc dans le cadre de leur partenariat conclu de longue date, notant que les deux parties sont en contact pour examiner les meilleurs moyens de redynamiser la coopération et relancer les discussions sur les sujets d’intérêt commun, notamment les négociations de l’Accord de Libre Échange Complet et Approfondi (ALECA).

Au sujet de la question du Sahara, le responsable européen a affirmé qu’elle relève du seul ressort des Nations Unies et que l’Union européenne soutient les efforts onusiens pour le règlement de cette question sur la base d’une solution politique juste et mutuellement acceptable par les parties.