Le PJD pour une réhabilitation des infrastructures sanitaires

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Le renforcement et la réhabilitation des infrastructures sanitaires, un axe majeur dans le programme électoral du PJD

Le renforcement et la réhabilitation des infrastructures sanitaires a été érigé en axe majeur dans le programme électoral du Parti de la justice et du développement (PJD), partant de la conscience du parti quant à l’importance du rôle primordial que joue le secteur de la santé dans la revalorisation du capital humain, la promotion de sa rentabilité et sa productivité et l’amélioration des indicateurs de développement.

Dans le cadre de ce programme, placé sous le slogan ‘’Notre voix, notre chance de poursuivre la réforme’’, le parti présente une batterie de mesures pour la promotion, tout particulièrement, de la santé de la mère et de l’enfant, telle que la réhabilitation des espaces des naissances contrôlées, notamment dans les zones rurales, à travers une formation initiale en faveur des sages-femmes et des infirmières, outre la mise en œuvre d’un système efficace de liaison entre ces établissements de santé et les hôpitaux provinciaux et territoriaux.

Le PJD s’est également engagé à créer des pôles régionaux multidisciplinaires dédiés à la santé maternelle et infantile, ainsi qu’à la mise en place d’un système national pour suivre et évaluer la santé maternelle et infantile, destiné à fournir des rapports réguliers aux fins de prendre les mesures préventives nécessaires.

Le PJD prône aussi en ce sens la généralisation du diagnostic pour les nouveau-nés afin de prévenir tôt certaines maladies coûteuses à travers la prise en charge dans les premiers stades de la maladie.

Pour se faire, le parti de la Lampe propose le lancement d’un programme national de réhabilitation des infrastructures hospitalières, des équipements et des ressources sanitaires à l’échelle locale, régionale et nationale, en particulier dans les zones rurales, et de renforcer la solidarité et la couverture sanitaire, en partenariat entre les administrations et les institutions publiques concernées et les collectivités territoriales et les ONG. 

Il suggère aussi la création de pôles régionaux des hôpitaux publics, en partenariat avec les régions, ainsi que le renforcement de leur indépendance administrative et leur autonomie financière, outre la réhabilitation des Centres hospitaliers universitaires (CHU) aux niveaux matériel et organisationnel, à même de permettre l’élaboration de programmes intégrés pour améliorer la qualité des services dans le cadre d’un contrat avec l’Etat et les conseils régionaux et des villes.

Le PJD mise également sur la réussite de l’expérience de création d’unités médiales et hôpitaux mobiles au niveau des régions qui manquent fortement en établissements de santé et de ressources humaines, dans le cadre de l’activation d’un programme national d’unités et hôpitaux mobiles, outre la remise en état des institutions d’appui sanitaire, telles que l’institut Pasteur l’institut national pour la prévention.

Le parti estime que le secteur de la santé au Maroc souffre de nombreuses faiblesses, en particulier dans les zones rurales où la couverture spatiale en cadres médicaux reste déséquilibrée, avec un taux qui ne dépasse guère un lit pour six mille personnes dans certaines provinces et un médecin pour huit mille personnes, soit 3 à 5 fois moins que la moyenne nationale.

Le parti propose à cet égard l’augmentation du nombre des étudiants en métiers de santé à travers la mise en place d’un programme national de formation et de qualification des professionnels de la santé, en prenant en considération les besoins de chaque région. 

Il prône également le transfert des compétences de gestion des ressources humaines médicales et paramédicales du ministère de la santé au niveau régional à travers l’annulation du recrutement central du personnel de la santé et l’ouverture de postes budgétaires à l’échelle de la région sur la base des besoins et le plan régional de la santé. 

Le parti suggère aussi d’affecter des médecins spécialistes dans les régions qui en ont besoin et ce, sur la base de conditions de motivation en partenariat avec les régions. 

Il s’agit aussi d’assurer la formation continue au profit des cadres médicaux et paramédicaux dans les secteurs public et privé, d’œuvrer pour la mise à niveau du secteur de la santé sur les plans juridique et organisationnel pour que la médecine de la famille en soit l’un des fondements, parallèlement avec la réforme universitaire portant sur l’enseignement de la médecine.

D’autre part, le PJD met l’accent sur la nécessité de réaliser la couverture médicale globale afin de permettre à tous les citoyens l’accès aux prestations de santé. 

Le parti propose à cet effet de poursuivre la rationalisation des prix de médicaments et des prestations de santé, la réforme de la gouvernance Régime d’Assistance Médicale (RAMED) et l’adoption du système du registre unifié pour les familles pauvres. 

Le PJD s’engage également en faveur de la généralisation de la couverture médicale au profit des personnes exerçant des professions libres, soit presque 10 millions bénéficiaire à l’horizon 2020, en concertation avec les divers intervenants.

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