The Economist analyse les effets de la fermeture des frontières algéro-marocaines

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La zone frontalière algéro-marocaine aurait pu être un carrefour en pleine croissance et les économies des deux pays auraient doublé de performance. Elle est aujourd’hui l’une des plus enclavées

Dans un article paru dans sa dernière livraison, l’hebdomadaire anglais a signalé que le royaume et l’Algérie, auraient pu être à l'heure actuelle parmi les plus grandes économies du Moyen-Orient si les projets de l'Union du Maghreb arabe (UMA) étaient mis en œuvre.

Selon le média britannique, la zone frontalière algéro-marocaine aurait pu être un carrefour en pleine croissance et les économies des deux pays auraient doublé de performance, avant d’ajouter qu’avec cette situation, ces zones frontalières demeurent les régions "les plus enclavées du continent".

"Au moment où des pays africains ont réussi à instaurer une union monétaire et des zones commerciales communes, l'Algérie creuse des fossés plus profonds", déplore la publication.

The Economist a évoqué l'histoire commune des deux pays et l’impact économique de la fermeture des frontières.

"Les deux pays ont l'avantage de posséder une main-d'œuvre bon marché et offrent à l'Europe un pont vers l'Afrique. L’Algérie produit du pétrole et du gaz et le Maroc a réussi une grande ouverture économique sous le règne du Roi Mohammed VI", a soutenu le magazine.

Le Maroc se classe 68ème sur le plan mondial en termes de facilitation des affaires, alors que l’Algérie occupe la 88ème position, a rappelé The Economist, en relevant que "l'exportation de marchandises en provenance de l’Algérie met six fois plus de temps et coûte quatre fois plus cher que l’exportation à partir du Maroc" à cause de "la corruption" et de "la lenteur" des procédures administratives en Algérie.

Par ailleurs, le magazine anglais a évoqué la compétitivité de l'industrie automobile du Maroc et les atouts touristiques du royaume qui peuvent servir de levier à une économie maghrébine intégrée.