Lever de rideau sur le 9ème Festival international du cinéma et immigration d'Oujda

5437685854_d630fceaff_b-

11 films représentant le Maroc, la Tunisie, l’Algérie, la Libye, l’Egypte, la Syrie, la Turquie, les Pays-Bas, l’Inde et la Palestine participent à cette édition.

1
Partager :

Oujda  – Le théâtre Mohammed VI d’Oujda a accueilli, mercredi dans la soirée, la cérémonie d’ouverture de la 9ème édition du Festival international du cinéma et immigration d’Oujda, organisé par l’Association solidarité pour le développement et l’immigration.

Cette édition, placée sous le thème «Le rôle du cinéma dans le renforcement de la sécurité culturelle des sociétés», se poursuit jusqu’au 23 octobre courant avec la participation de 11 films représentant le Maroc, la Tunisie, l’Algérie, la Libye, l’Egypte, la Syrie, la Turquie, les Pays-Bas, l’Inde et la Palestine.

La cérémonie d’ouverture de ce festival, organisé en partenariat avec la direction régionale de la Culture de l’Oriental, a été marquée par des hommages rendus à l’acteur marocain, installé au Canada, Mohamed Amine Benjelloun et à l’acteur associatif installé en Belgique, Hicham El Kerout, en plus de performances musicales du jeune chanteur Hicham Haji.

La soirée a aussi connu la projection du long métrage «Le chemin du paradis» du réalisateur marocain Wahid Sanouji. Tourné à Amsterdam, ce film aborde plusieurs questions autour de la communauté marocaine installée aux Pays-Bas.

Intervenant lors de cette cérémonie, le président de l’Association solidarité pour le développement et l’immigration, Abdellatif Drifi, a indiqué que ce festival constitue une occasion pour fêter le cinéma en tant que vecteur de communication et de rencontre entre les cultures, soulignant que l’association a réussi à tenir cette édition malgré les contraintes liées à la pandémie de la Covid-19.

Il a formulé le vœu de voir cet évènement contribuer à la promotion des valeurs de paix, de compréhension et de tolérance, et à la diffusion d’un discours constructif à travers un langage cinématographique de haute facture, abordant des thématiques universelles.

De son côté, le directeur régional du secteur de la Culture, Montassir Loukili, a relevé que cette édition met la lumière sur des aspects de grande importance relatifs au thème de l’immigration, via des œuvres cinématographiques façonnées par des artistes de haut niveau.

Cette édition s’inscrit dans la tradition du festival tout en ouvrant de nouvelles perspectives et en abordant de nouvelles questions et problématiques liées au cinéma et à l’immigration, a-t-il ajouté.

En plus de «Le chemin du paradis», trois autres films participent à la compétition officielle du long métrage, à savoir «Istrupya» du Palestinien Ahmed Hassounah, «Sudani from Nigeria» de l’Indien Mohamed Zakariya et «Benzine» de la Tunisienne Sarra Abidi. Ces films sont en lice pour le Grand prix du festival et les prix du jury, du meilleur scénario et des meilleures interprétations masculine et féminine.

Pour ce qui est des courts métrages, sept films sont en compétition pour les prix de la réalisation, du scénario et du jury. Il s’agit de «Crack» du Marocain Bilal Twil, «Asylum Ticket» du Syrien Mohamed Chamya, «Crack in the wall» du Turc Hakan Unal, «The Dream» du Libyen Ramadan Al Mazdaoui, «May twenty seventh of this year» de l’Egyptien Mostafa Morad, «Before the storm» du Marocain Hicham Lahlimi et «I won’t come» de l’Algérien Mostafa Bengharnout.

Le jury de cette édition est présidé par le réalisateur marocain Fouad Souiba et compte pour membres le professeur universitaire marocain Abdelaadim Tahiri et le réalisateur irako-allemand Nawzad Shekhany.

Le programme de cette édition prévoit également une conférence autour du cinéma, une Master Class sur l’expérience cinématographique dans les pays d’accueil, des ateliers au profit des jeunes et la projection d’un film sur le Sahara marocain réalisé par Rabie Jouhari.