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Tanger capté le temps du festival par magie du 7ème art
La 23ème édition du Festival National du Film (FNF), qui se poursuit jusqu’au 4 novembre
Tanger - La ville du Détroit continue de se délecter des projections de films en compétition dans le cadre de la 23ème édition du Festival National du Film (FNF), qui se poursuit jusqu’au 4 novembre.
La séance de projection de lundi s’est ouverte au cinéma Roxy avec les films "Hurry up" (11 min) de Karim Tajouaout et "Saouls" (20 min) de Yassine El Moujahid, qui concourent dans la catégorie des courts-métrages de fiction.
Le film "Hurry up" relate la douleur d’un enfant qui se fait dire adieu par l’un des membres les plus chers de sa famille, tandis que "Saouls" explore l’histoire d’un militaire à la retraite qui, vivant dans la solitude à Casablanca, décide de quitter la métropole pour entreprendre une nouvelle vie en pleine nature.
Le même espace cinématographique a proposé aux cinéphiles, dans le cadre de la catégorie des longs-métrages de fiction, les films "Coup de Tampon" (95 min) de Rachid El Ouali et "Le verre de l’amitié" de Naoufal Berraoui (96 min).
Le film "Coup de Tamon" raconte la vie d’un ancien mineur marocain, installé en France depuis 40 ans, qui a décidé de retourner au pays pour y être enterré après avoir appris être gravement malade. "Le verre de l’amitié” raconte, quant à lui, les conflits vécus par Ahmed, sa femme Souad, et leur ami Rachid, qui se trouvent confrontés, deux décennies plus tard, aux démons des années de plomb.
Pour les amateurs de documentaires, l’enthousiasme était palpable lors de la projection au cinéma Megarama Goya des films "Miroirs Brisés" (67 min) de Othmane Saadouni et "Broken Dreamland" (73 min) de Khalid Laboudi et Hannu-Pekka Vitikainen, en lice dans la catégorie des longs-métrages documentaires.
Le documentaire "Miroirs brisés" met en lumière les questionnements identitaires des danseurs dans leur combat pour être acceptés par leurs familles, malgré leur choix de carrière, alors que "Broken Dreamland" raconte l’histoire de trois jeunes amis marocains vivant à Turki, en Finlande, dont le rêve d’une vie paisible tourne au cauchemar lorsque l’un d’eux commet une attaque à l’arme blanche, entraînant la mort de deux femmes.
Plus tard dans la soirée, l’espace historique "Borj Dar El Baroud" a accueilli les amateurs du 7ème art, leur offrant l’opportunité de découvrir deux films dans le cadre du "Panorama" du cinéma marocain. Il s’agit du court-métrage "La vérité" (8 min) de Lakhdar El Hamdaoui et du long-métrage "Asmahane" (114 min), réalisé par Mohammed Jennane.