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Tunisie : « L’Mina » de Randa Maroufi décroche le Grand Prix du festival « Regards de femmes »
Avec « L’Mina », Randa Maroufi (photo) entraîne le spectateur dans l’univers de Jerada, ancienne cité minière de l’Oriental marocain, profondément marquée par l’exploitation du charbon.
Le film marocain « L’Mina », de la réalisatrice Randa Maroufi, couronné meilleur film de la septième édition du Festival international du film « Regards de femmes ». Organisée dans les villes de Nabeul et Hammamet du 3 au 7 octobre, cette manifestation a réuni 19 films, dont trois productions signées par des réalisatrices marocaines.
Une plongée dans la mémoire minière de Jerada
Le court métrage de 26 minutes a remporté le Grand Prix pour sa « singularité », son « imagination visuelle » et sa « scénographie impressionnante », selon les motivations annoncées par le réalisateur égyptien Yousri Nasrallah lors de la cérémonie de clôture, mercredi soir à Hammamet.
Avec « L’Mina », Randa Maroufi entraîne le spectateur dans l’univers de Jerada, ancienne cité minière de l’Oriental marocain, profondément marquée par l’exploitation du charbon.
La réalisatrice y reconstitue des scènes de la vie quotidienne, en s’intéressant particulièrement à l’extraction informelle du charbon dans des puits qui ont continué à être exploités malgré la fermeture officielle de la mine.
À travers cette démarche artistique, le film donne à voir une réalité sociale singulière, où le travail clandestin et la mémoire ouvrière occupent une place centrale.
Un palmarès aux accents arabes
Le jury, composé notamment de la Tunisienne Souhir Ben Amara, de la Marocaine Khaoula Assebab Benomar, du Tunisien Ghanem Zrelli et de la Libyo-Américaine Jihane Kheikhiya, a également récompensé plusieurs autres réalisatrices.
Le prix de la meilleure représentativité féminine est revenu à l’Égyptienne Jomana Nasser pour « Kol Sana Wenti Tayiba Ya Mamti ».
Deux mentions spéciales ont distingué la Syrienne Joyce Oska pour « Mabqa Illa Lhaky » et la Tunisienne Marwa Taiba pour « Atmatem Lmalouna ».
Le Maroc était représenté par trois œuvres : « L’Mina », « Jardins du paradis » de Sonia Terrab et « Aicha » de Sanae Alaoui.
Ce nouveau prix consacre la démarche artistique de Randa Maroufi et souligne la place des réalisatrices marocaines dans les rendez-vous cinématographiques internationaux.