Attentat raciste : l’hommage sélectif des politiques français

Attentat raciste : l’hommage sélectif des politiques français

Rassemblement le 28 octobre 2026 à Saint-Denis, au nord de Paris, pour dénoncer le racisme et condamner les discours de haine (Photo Dimmita Dilkoff) / AFP).

1
Partager :

Une semaine après l’attentat raciste du 23 octobre dans les Yvelines, qui a fait un mort et sept blessés, dont une fillette de 11 touchée par huit projectiles, les hommages aux victimes révèlent la tiédeur de la classe politique française. La décision d’Édouard Philippe et de se rendre à La Verrière, mais pas au rassemblement principal de Trappes, suscite les critiques de la gauche, qui dénonce l’absence de plusieurs responsables de droite et du centre.

L’ex-Premier ministre, Edouard Philippe se rendra vendredi après-midi à La Verrière pour l'hommage qui sera rendu à une fillette de 11 ans, grièvement blessée lors de l'équipée meurtrière de Kevin T. il y a une semaine dans les Yvelines, a annoncé son entourage.

En revanche, le candidat du parti Horizons à la présidentielle ne sera pas présent à Trappes où aura lieu en fin de journée le principal rassemblement d'hommage aux victimes de l'attentat raciste qui a provoqué la mort d'un homme de 26 ans, Pengo Bossio Wangi, et blessé sept personnes.

"En hommage aux victimes de l'attentat du 23 octobre, Edouard Philippe sera présent au rassemblement organisé à La Verrière (ville du maire LR Nicolas Dainville) à 16H00 ce jour (vendredi), parvis de l'Hôtel de Ville", a dit son entourage.

Quelques heures plus tôt, le sénateur écologiste Yannick Jadot, soutien de Raphaël Glucksmann pour la présidentielle, avait vivement attaqué la droite et le bloc central pour leur absence au rassemblement d'hommage de Trappes (ville du maire Générations Ali Rabeh).

"Ça devrait être le rassemblement de la Nation", a-t-il dit sur franceinfo, regrettant que "la droite qui se prétend républicaine ne fasse pas le déplacement". "Je pense à Édouard Philippe, je pense à Gabriel Attal, ils sont candidats à l'élection présidentielle, je pense à un certain nombre de ministres", a-t-il ajouté.

Il a accusé la droite et le centre d'avoir "un rapport extrêmement dégradé à la lutte pour la République, à la lutte contre le racisme".

Les principaux candidats de gauche à l'élection présidentielle, dont le social-démocrate Raphaël Glucksmann, l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon, l'écologiste Marine Tondelier, ont prévu de participer à ce rassemblement de Trappes.

L'entourage de Gabriel Attal a fait savoir de son côté que le candidat Renaissance, en déplacement de campagne vendredi en Bretagne, y serait représenté par deux de ses porte-parole, Abdoulaye Kanté et Rachel-Flore Pardo.

Le président de la République, Emmanuel Macron, qui s'était rendu à Trappes dès le 23 octobre, a prévu de rendre aux victimes un hommage national, dont les modalités n'ont à ce stade pas été précisées.

lire aussi