France : Attentat raciste de Trappes : le tueur serait ‘’schizophrène’’

France : Attentat raciste de Trappes : le tueur serait ‘’schizophrène’’

Un manifestant brandit une pancarte sur laquelle on peut lire « L'extrême droite tue ! », lors de la marche dénonçant la fusillade dans la banlieue parisienne, qui a coûté la vie à Pengo Bossio Wangi, 26 ans, et blessé cinq autres personnes. Entre temps il a quitté la garde à vue et placé en observation dans un service psychiatrique, ont indiqué le 25 octobre 2026 les procureurs antiterroristes français. (Photo de Sameer Al-doumy / AFP)

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L’enquête sur l’attentat raciste commis vendredi 23 octobre à Trappes, dans les Yvelines, qui a fait un mort et cinq blessés, dont une fillette grièvement atteinte, découvre au tueur un profil de ‘’schizophrène’’ et ‘’sous traitement médical’’, l’assaillant présumé aurait également consommé du cannabis et de la cocaïne. Le maire de Trappes, Ali Rabeh, dénonce pour sa part la banalisation des discours d’extrême droite dans la société française.

Un suspect suivi pour schizophrénie

Kévin T., le tueur d’un jeune homme de 26 ans et blessé cinq autres personnes lors d’une attaque à caractère raciste, a été diagnostiqué ‘’schizophrène’’ et suivrait un traitement médical, a indiqué dimanche à l’AFP une source proche de l’enquête, confirmant une information de LCI.

Sa garde à vue a été suspendue samedi soir à la suite d’un examen psychiatrique, a annoncé le Parquet national antiterroriste (Pnat).

Ces éléments médicaux et toxicologiques s’ajoutent aux investigations sur les motivations de l’attaque, sans établir à eux seuls de lien de causalité avec les faits.

Des motivations racistes revendiquées

Selon les premiers éléments de l’enquête, le tireur présumé a déclaré avoir voulu venger les commerçants victimes des pillages du 17 octobre. Il a également affirmé vouloir s’en prendre aux « Noirs » et aux « Arabes ».

La découverte d’un exemplaire de « Mein Kampf » à son domicile renforce les interrogations sur ses références idéologiques.

Le maire dénonce la banalisation de l’extrême droite

Réélu en mars, le maire de Trappes, Ali Rabeh, estime, dans un entretien avec le journal Le Monde que les discours d’extrême droite ont « fini par pénétrer l’inconscient collectif ».

L’élu de Génération.s dénonce également les responsables politiques se présentant comme républicains, mais ayant, selon lui, repris les mots et certaines orientations législatives de l’extrême droite.

La découverte de « Mein Kampf » célèbre ouvrage de Hitler, est le signe d’une continuité idéologique entre les discours nazis et certaines expressions contemporaines de l’extrême droite.

Ali Rabeh appelle enfin la gauche à revoir ses stratégies et son discours pour comprendre ses difficultés à convaincre, en commençant par une remise en question de ses propres pratiques.

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