Le ministère de la Culture remet le Conseil National de la Presse à sa place

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Rabat - Les décisions prises par le Conseil national de la presse (CNP), qui n'est pas un organe constitutionnel, sont à peine d'ordre réglementaire dans le sens qu'elles régissent le travail des journalistes du secteur privé, et n'appliquent pas aux journalistes du secteur public à l'instar des journalises de l'Agence Maghreb Arabe Presse (MAP), a affirmé le conseiller du ministre de la Culture, porte-parole du gouvernement en charge de la Communication et l'Information, M. Khalid Cherkaoui Semmouni.

Dans une déclaration à "manabirpress.com", en réponse à des propos du président du CNP, M. Semmouni a précisé que la Loi n° 90.13 a fixé des attributions claires au Conseil, dont la mise en place des règlements nécessaires garantissant l'exercice de la profession de journaliste. Il s'agit, a-t-il expliqué, de règlements intérieurs qui concernent le corps des journalistes et les organisations professionnelles auxquelles ils appartiennent.

M. Semmouni a tenu à préciser que ces décisions ne dépassent pas le cadre de décisions d'ordre réglementaire qui régissent le travail des journalistes du secteur privé, et ne concernent nullement les journalistes du secteur public, à l'instar des journalistes de la MAP.

Ces derniers, a-t-il dit, sont considérés comme des fonctionnaires de l'Agence soumis à son propre règlement intérieur, comme le stipule l'article 3 de la Loi n°89.13 du 27 avril 2016 relative au Statut des journalistes professionnels.

M. Semmouni a ajouté que ces règlements n'ont jamais une nature d'ordre organisationnel, comme c'est le cas de l'autorité de régulation qui reste du ressort exclusif du gouvernement selon la Constitution.

En outre, le conseiller a relevé que l'allégation que le CNP soit considéré comme un organe constitutionnel est "illogique" et "dénuée de tout fondement juridique" et ce, pour la simple raison, à savoir que les institutions constitutionnelles sont exclusivement déterminées par la Constitution de 2011.

Ce Conseil n'est donc qu'une institution de presse avec laquelle le gouvernement se concerte dans le domaine de la gestion de la profession journalistique lorsque cela s'avère nécessaire, a-t-il conclu.

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