Covid: début ''historique'' de la vaccination mardi au Royaume-Uni, la reine et son époux se feront vacciner

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Le ministre britannique de la Santé Matt Hancock a salué dimanche le moment "historique" que représente le début mardi de la campagne de vaccination contre le Covid-19 au Royaume-Uni.

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Pays le plus durement touché en Europe par la pandémie avec plus de 61.000 morts, le Royaume-Uni est le premier dans le monde à avoir autorisé le déploiement du vaccin développé par Pfizer et BioNTech et sera le premier pays occidental à entamer sa campagne de vaccination. Mais la Russie l’avait précédé avec son vaccin Spotnik, alors que selon toute vraisemblance c’est la Chine qui a été le premier pays à vacciner contre le Covid-19 qu’elle a limité à l’armée ?

La souveraine britannique, âgée de 94 ans, et son époux le prince Philip, 99 ans, devraient être parmi les premiers à être vaccinés, selon le Sunday Times et le Mail on Sunday, ce dernier affirmant qu'ils le seront en priorité en raison de leur âge et non en vertu d'un traitement préférentiel.

Joint par l'AFP, le palais de Buckhingham s'est refusé à tout commentaire, un porte-parole soulignant le caractère "personnel" des décisions médicales.

Selon Mail on Sunday, ces membres les plus âgés de la famille royale rendront publique cette vaccination afin "d'encourager le plus grand nombre à se faire vacciner", alors que les autorités redoutent que les militants anti-vaccin ne sèment le doute dans la population.

Le Royaume-Uni a donné son feu vert au vaccin anti-coronavirus mis au point par les laboratoires Pfizer et BioNTech en vue d'une campagne de vaccination qui débutera parmi les personnes les plus âgées et les plus vulnérables à partir de mardi selon les autorités sanitaires.

Le Daily Mirror affirme de son côté que plusieurs célébrités au Royaume-Uni se sont engagées publiquement à se faire vacciner pour soutenir cette campagne de vaccinations.

Le ministre Matt Hancock, qui a désigné récemment le premier jour de la campagne de vaccination comme le "V-day", a souligné que "la semaine qui vient est un moment historique".

"Nous faisons passer en premier les plus vulnérables et les plus de 80 ans, le personnel des maisons de retraite" et du service public de santé "seront parmi les premiers à recevoir les vaccins", a-t-il déclaré dimanche dans un communiqué.

Son personnel "travaille tout le week-end pour préparer le lancement du programme, les premières vaccinations intervenant à partir de mardi", a précisé le NHS Angleterre.

Pour ce faire, des "hubs" sont mis en place dans 50 hôpitaux anglais, puis 1.000 centres de vaccination seront organisés, selon le ministère de la Santé.

Les contraintes induites par ce vaccin, qui doit être stocké à -70°C, représentent un défi logistique, soulignent les autorités sanitaires, ils doivent être transportés par une entreprise spécialisée et leur décongélation prend plusieurs heures.

Le pays a commandé 40 millions de doses de ce vaccin, permettant de protéger 20 millions de personnes, deux injections étant nécessaires. 800.000 doses seront disponibles dans un premier temps au Royaume-Uni.

Malgré la rapidité avec laquelle le régulateur britannique a approuvé le vaccin, sa directrice exécutive June Raine a répété dimanche sur la BBC que "les plus hauts standards" internationaux ont été appliqués.

Afin d'éviter toute complication liée au Brexit à l'issue de la période de transition le 31 décembre, le gouvernement envisage de recourir aux avions de l'armée en cas de retards aux frontières. "Nous le ferons si c'est nécessaire", a déclaré au journal un porte-parole du ministère de la Santé.

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