Coronavirus : Le Maroc a les compétences techniques pour réaliser le diagnostic

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Genève - L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a mis en avant "la préparation du Maroc face à l'épidémie due au nouveau Coronavirus 2019 nCov", soulignant que le Royaume dispose des compétences techniques pour réaliser le diagnostic du nouveau coronavirus, au niveau de plusieurs de ses laboratoires nationaux.

Dans un article consacré à la préparation du Maroc face à l'épidémie de pneumonie virale, élevée au rang d'urgence internationale, l'agence spécialisée des Nations Unies précise que "les kits nécessaires ont été pourvus en quantité suffisante et un approvisionnement plus conséquent est prévu dans deux à trois semaines".  L'Organisation exprime, dans cet article publié sur son site, son soutien au Maroc dans la préparation à une éventuelle expansion de l'épidémie, en fournissant des tests et en apportant d'autres formes d'appui technique, en vue de mettre en œuvre son plan national de veille et de riposte à la maladie due au 2019nCoV.

L'OMS inquiète pour les pays n'ayant pas de systèmes de détection

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) s'est en même temps dite mercredi inquiète pour les pays qui n'ont pas de systèmes de détection du nouveau coronavirus qui a déjà fait près de 500 morts.

«Ma plus grande inquiétude est qu'il existe aujourd'hui des pays qui n'ont pas les systèmes pour détecter les personnes qui ont contracté le virus», a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

«Un soutien urgent est nécessaire pour renforcer les systèmes de santé fragiles afin de détecter, diagnostiquer et soigner les personnes atteintes du virus, pour empêcher une nouvelle transmission interhumaine et protéger les agents de santé», a plaidé M. Ghebreyessus, cité par un communiqué de l'OMS.

L'Organisation mondiale de la santé a lancé mercredi un appel de fonds de 675 millions de dollars pour financer le nouveau plan mondial de riposte au coronavirus au cours des ces trois prochains.

Le plan vise à "limiter la transmission interhumaine du virus, en particulier dans les pays les plus vulnérables en cas d'épidémie, identifier, isoler et soigner les patients, communiquer des informations sur les risques et événements critiques, minimiser l'impact social et économique, et réduire la propagation du virus à partir de sources animales".

Fin janvier, l'OMS a élevé l'épidémie au rang d'"urgence de santé publique de portée internationale".

L'OMS n'a jusqu'ici utilisé ce terme que pour de rares cas d'épidémies requérant une réaction mondiale vigoureuse, dont la grippe porcine H1N1 en 2009, le virus Zika en 2016 et la fièvre Ebola, qui a ravagé une partie de l'Afrique de l'Ouest de 2014 à 2016 et la République démocratique du Congo depuis 2018.

 

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