Comment rendre la transition énergétique encore plus attractif, la recette de Leila Benali

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Eurêka ! Simplifier les procédures administratives et d'améliorer le climat des affaires à même de donner une visibilité notamment aux investisseurs étrangers désireux de s'implanter au Maroc.

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Marrakech - La ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Leila Benali a souligné, jeudi à Marrakech, la nécessité de rendre le secteur de la transition énergétique encore plus attractif pour les investisseurs.

"Il est nécessaire de rendre le secteur de la transition énergétique encore plus attractif pour les investisseurs nationaux et internationaux", a indiqué Mme Benali qui intervenait lors d'un panel du Forum des affaires de la Banque Européenne de Reconstruction et de Développement (BERD), placé sous le thème "Transition énergétique : Opportunités d'investissement en faveur du climat".

La ministre a insisté sur l'importance de simplifier les procédures administratives et d'améliorer le climat des affaires à même de donner une visibilité notamment aux investisseurs étrangers désireux de s'implanter au Maroc.

Elle a mis en avant l'engagement du Maroc vers une transition inclusive, rappelant que les fondements de base de la politique énergétique nationale sont la durabilité, y compris la durabilité financière, la flexibilité, et la compétitivité.

De son côté, le directeur générale de l'Office National de l’Électricité et de l'Eau potable (ONEE), Abderrahim El Hafidi a mis en exergue les réalisations et les choix stratégiques qui ont été opérés par le Royaume pour placer les énergies propres au cœur du "Mix électrique national" et au centre de la compétitivité de l'économie nationale.

Ces choix stratégiques, a-t-il dit, avaient généré des évolutions importantes et des mutations profondes sur tous les plans du secteur électrique au niveau national, soulignant que ceux-ci avaient ainsi des impacts considérables sur l'économie.

La directrice générale pour le secteur des infrastructures durables à la BERD, Nandita Parshad a souligné, quant à elle, que le Maroc est doté de grandes capacités dans le domaines des énergies renouvelables, soulignant l'intérêt majeur de faire de l’offre marocaine en la matière un des éléments clé de l’attractivité économique du Royaume.

Le Maroc dispose d'une vision stratégique dans les domaines des énergies vertes, a affirmé Mme Parshad, insistant sur l'importance de multiplier davantage les investissements en la matière.

Pour sa part, le président de la Commission économie verte de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Said ElHadi a indiqué qu'en termes d'opportunités d'investissement, le Maroc a des ressources exceptionnelles en matière de capacités éoliennes et solaires parmi les meilleurs au monde.

Dans ce sillage, il a noté que le monde connaît un mouvement de transition accéléré, faisant observer que cela génère une multitude d'opportunités d'investissement au niveau national, notamment dans l'accélération de la pénétration des énergies renouvelables mais également dans l'hydrogène vert.

Le Forum des affaires de la Banque Européenne de Reconstruction et de Développement, tenu en parallèle avec la 31ème assemblée générale de la Banque, s'impose en tant que plateforme idoine pour explorer les opportunités d'investissement et nouer des liens durables d’affaires.

Placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, la 31ème assemblée générale de la BERD, tenue à Marrakech, réunit les représentants des 73 pays et actionnaires institutionnels de la Banque, dont le Maroc.

Premier rassemblement physique de la BERD depuis Sarajevo en 2019, cet événement, placé sous le thème "Relever les défis dans un monde turbulent", se veut une occasion pour débattre des défis mondiaux tels que le soutien à la croissance économique, la lutte contre le changement climatique et le renforcement de l'environnement des affaires dans les régions où la Banque investit.

 

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