FMI : Le Maroc, un élève assidu

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couv-bousaid Renouvel?e en juillet 2014 pour 24 mois, la Ligne de pr?caution du FMI de l?ordre de 5 milliards de dollars n'a pour l'instant jamais ?t? utilis?e Le Fonds mon?taire international (FMI) a livr? en fin de semaine derni?re son jugement, plut?t bon selon lui, sur l'?tat actuel des ?quilibres de l'?conomie marocaine. Mais appelle fermement ? la poursuite des r?formes. ??En d?pit des vents contraires en provenance de l?environnement ext?rieur, l?action r?solue des autorit?s a contribu? ? r??quilibrer l??conomie marocaine et ? r?duire la vuln?rabilit? budg?taire et ext?rieure. N?anmoins, il subsiste des risques ext?rieurs consid?rables, et il est essentiel d?ex?cuter les r?formes de mani?re soutenue pour consolider la stabilit? macro?conomique, ainsi qu?acc?l?rer la croissance et mieux en partager les bienfaits", pr?cise Naoyuki Shinohara, directeur g?n?ral adjoint du FMI. Cette analyse s'inscrit dans l'examen r?gulier des fondamentaux du Maroc qui b?n?ficie de la part de l?institution de Bretton Woods d'une Ligne de pr?caution et de liquidit? (LPL). Celle-ci qui s'?l?ve ? environ 5 milliards de dollars est une sorte d'assurance en cas de difficult?s impr?vues dans l'?quilibre macro-?conomique du royaume. Renouvel?e en juillet 2014 pour 24 mois, la LPL n'a pour l'instant jamais ?t? utilis?e. Le Maroc parvenant ? couvrir son besoin de financement ext?rieur par diff?rents canaux (IDE, pr?ts des grands bailleurs de fonds, dons des pays du Golfe...). Ce 6 f?vrier, le conseil d?administration du Fonds mon?taire international a donc achev? la premi?re revue des r?sultats ?conomiques du Maroc dans le cadre du renouvellement de ce programme. Pour l'institution le FMI, l?accord au titre de la LPL, que les autorit?s consid?rent comme un accord de pr?caution, a contribu? aux efforts d?ploy?s par les autorit?s en offrant une assurance contre ces risques. Selon l?institution, ??le d?ficit budg?taire a diminu? en 2014, pour atteindre 4,9 % du PIB, soit l?objectif fix? par les autorit?s. Des progr?s louables ont ?t? r?alis?s dans la r?forme des subventions, avec l??limination des subventions ? tous les produits p?troliers liquides, tandis que l?aide accord?e aux populations les plus vuln?rables a ?t? accrue. La nouvelle loi organique relative ? la loi de finances devrait renforcer le cadre budg?taire lorsque les commentaires du Conseil constitutionnel auront ?t? pris en compte??. Le chemin des r?formes se poursuit Cependant, beaucoup d?efforts restent ? faire notamment en mati?re de transparence de la gouvernance. ??Il est urgent d?op?rer la r?forme param?trique du r?gime de retraite public pour en assurer la viabilit?. Il est important aussi de poursuivre la r?forme fiscale pour accro?tre la contribution du secteur budg?taire ? la croissance??, indique l?institution dirig?e par Christine Lagadre. Certes, le d?ficit des transactions ext?rieures courantes s?est contract? sensiblement en 2014, tandis que les r?serves de change ont augment?, profitant principalement de l?expansion des secteurs exportateurs d?velopp?s r?cemment et d?une ?volution favorable des termes de l??change apr?s la baisse des prix internationaux du p?trole. Mais, "pour p?renniser ces gains, il reste prioritaire d?ex?cuter des r?formes structurelles visant ? rehausser la comp?titivit?. Un?assouplissement du r?gime de change?serait utile aussi", souligne-t-on dans le communiqu? du FMI. ?Et d?ajouter ?le climat des affaires s?est am?lior?, mais il reste beaucoup ? faire pour am?liorer la transparence et la gouvernance. La nouvelle loi bancaire vient ? point nomm? pour p?renniser la solidit? du secteur bancaire. Il convient de continuer de r?former le march? du travail pour faire reculer le ch?mage. ?