Crédit : l’État et les banques prendront en charge l’intégralité des intérêts intercalaires

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Les entreprises réalisant un chiffre d’affaires de plus de 500 millions de dirhams (MDH) seront intégrées dans un dispositif approprié pour le financement de la relance, a fait savoir le ministère, relevant que les mécanismes et les modalités opérationnelles de ce dispositif seront finalisés incessamment par un comité constitué à cette fin

Rabat - L'Etat et le secteur bancaire prendront en charge l’intégralité des intérêts intercalaires, générés par le report des échéances des crédits logement et consommation pour la période s’étalant entre mars à juin 2020, a annoncé, le ministère de l'Économie, des finances et de la réforme de l'administration.

Cette mesure, qui concerne les particuliers dont les revenus ont baissé du fait de l’état d’urgence sanitaire décrété, a été prise lors de la septième réunion de travail du Comité de Veille Economique (CVE) qui s'est tenue vendredi en mode visioconférence, a indiqué le ministère dans un communiqué.

Elle est valable pour les personnes ayant des échéances mensuelles de crédit allant jusqu’à 3.000 DH pour les crédits logement et 1.500 DH pour les crédits consommation, y compris ceux contractés auprès des sociétés de financement, a ajouté la même source, notant qu'environ 400 mille personnes devraient bénéficier du report des échéances de crédits.

Pour les entreprises et en vue de préparer les conditions d’une reprise accélérée de leurs activités, le CVE a pris la décision de mettre en place un nouveau dispositif, massif, souple dans sa mise en œuvre, et couvrant l’ensemble des segments des entreprises composant le tissu national.

Dans ce cadre, "Damane Oxygène" sera revu et assoupli, avec une amélioration des conditions d’accès au financement pour le redémarrage, en faveur des Très Petites Entreprises (TPE), des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et des Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI). Il sera prorogé jusqu’au 31 décembre 2020 et aucune sûreté ne sera désormais exigée.

Ainsi, les entreprises réalisant un chiffre d’affaires de plus de 500 millions de dirhams (MDH) seront intégrées dans un dispositif approprié pour le financement de la relance, a fait savoir le ministère, relevant que les mécanismes et les modalités opérationnelles de ce dispositif seront finalisés incessamment par un comité constitué par le ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration, Bank Al Maghrib, la confédération générale des entreprises marocaines (CGEM) et le groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM).

Le CVE s’est également penché lors de cette réunion sur la situation des établissements et entreprises publics (EEP). A ce sujet, il a été convenu de la création d’un fonds de garantie spécifique permettant aux EEP impactés par le COVID-19 de lever de nouvelles ressources financières nécessaires au renforcement de leurs financements permanents et, partant, leur assurer un développement soutenable et durable de leurs activités.

Selon la même source, l’État manifeste ainsi un engagement fort pour la relance économique, et soutient les banques pour l’octroi de financements massifs auprès de tous les segments des entreprises, privées et publiques, en vue de préserver l’emploi, réduire fortement les crédits inter-entreprises, et restaurer la confiance.

Avant de clôturer ses travaux, les membres du CVE ont pris acte du lancement réussi du processus d’élaboration des plans de relance sectoriels par les départements concernés et la CGEM et ce, conformément à la démarche entérinée lors du dernier CVE.

Ces plans feront l’objet d’étude et de discussion lors des prochaines réunions du CVE, avant d’être consolidés et mis en cohérence dans le cadre d'un plan de relance global.