Les Marocains et le confinement : Revenus, aides publiques, protection, santé, anxiété, enseignement, les chiffres du HCP

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L’enseignement à distance, pas évident pour l’écrasante majorité

Covid-19: 79% des ménages marocains respectent entièrement le confinement

Près de huit ménages sur dix (79%) ont respecté entièrement les règles du confinement mises en place pour lutter contre la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus (covid-19), révèle par ailleurs le Haut-commissariat au plan (HCP).

Par milieu de résidence, ce sont 83% de ménages ayant respecté ces règles dans le monde urbain et 69% en milieu rural, précise le HCP qui vient de publier une note de synthèse sur une Enquête sur "l'impact du coronavirus sur la situation économique, sociale et psychologique des ménages".

Ladite note fait aussi ressortir que 21% des ménages ont respecté partiellement le confinement (17% en milieu urbain et 29% rural), indiquant que le tiers des marocains (34%) se sont auto-confinés avant la décision officielle de l'état d’urgence sanitaire, 54% ont commencé le confinement depuis l’adoption de cette décision, et 11% depuis la promulgation du décret-loi relatif à la déclaration de l’état d’urgence.

Par ailleurs, le HCP souligne que la rupture du confinement est essentiellement due à des considérations économiques et professionnelles, précisant que 82% des personnes qui sortent du domicile pendant le confinement sont les chefs de ménage, 15% les personnes âgées de 25 à 59 ans, 2% les enfants de moins de 18 ans et 1% les personnes âgées de 60 ans et plus.

Les principales raisons de sortie du domicile sont l’approvisionnement domestique pour 94% des ménages (95% pour le chef de ménage, 75% pour les adultes 25-59 ans, et 68% aussi bien pour l’époux (ses) du chef de ménage que pour les jeunes 18-24ans), le travail pour 30% des ménages (48% pour les personnes âgées, 40% pour les adultes, 33% pour les jeunes, 31% pour l’époux(ses) du chef de ménage, et 27% pour le chef de ménage).

Il s'agit également des affaires administratives pour 10% des ménages (11% pour le chef de ménage, et 9% pour les personnes âgées), des besoins récréatifs pour 7% des ménages (50% pour les enfants de moins de 18 ans) et des soins médicaux pour 7% des ménages (32% pour les personnes âgées).

L'enquête fait aussi ressortir que les symptômes du Covid-19 les plus connues par les chefs de ménage sont la fièvre, avec une part de 89%, la toux sèche (77%) et la dyspnée (64%).

En revanche, 7% des ménages n'ont aucune connaissance de ces symptômes, 13% des ruraux et 4% des citadins, 12% dirigés par un chef sans niveau scolaire et 13% des ménages individuels.

Réalisée du 14 au 23 avril dernier, cette enquête a permis de suivre l’adaptation du mode de vie des ménages sous la contrainte du confinement. Elle a ciblé un échantillon de 2.350 ménages représentatif des différentes couches socio-économiques de la population marocaine selon le milieu de résidence, urbain et rural.

L'enquête a pour objectif d’appréhender, notamment, le niveau d’effectivité du confinement, les connaissances des ménages relatives au Covid-19, les actions prophylactiques, l’approvisionnement domestique en produits de consommation et d’hygiène, les sources de revenu en situation de confinement, l’accès à l’enseignement, l’accès aux services de santé et les réactions psychologiques.

Compte tenu des circonstances du confinement et de l’état d’urgence sanitaire, elle a été réalisée par voie téléphonique en utilisant la méthode de collecte assistée par tablettes.

Les Marocains unanimes à adopter des gestes barrières pour se protéger

La totalité des ménages marocains (99,5%) ont adopté des gestes barrières pour se protéger contre la pandémie du nouveau coronavirus (covid-19). Les différentes mesures prises consistent à se laver les mains avec du savon pour 97% d'entre eux, à porter des masques ou des bavettes (65%), à éviter les poignées de main et les salutations physiques (63%), à sortir moins fréquemment (60%), indique le HCP dans une enquête sur "l'impact du coronavirus sur la situation économique, sociale et psychologique des ménages".

Il s'agit aussi de désinfecter régulièrement les surfaces et les objets susceptibles d'être infectés (51%), de garder une distance de sécurité avec les autres personnes (48%), de désinfecter les mains régulièrement (47%) et de porter des gants (7%), précise la même source. D'autres précautions sont également adoptées à savoir, le contournement des points de vente (marchés, souks, etc.) avec 31% ou le télétravail (3%).

Parallèlement, ladite enquête fait savoir que 83% des ménages (86% en milieu urbain et 76% en milieu rural) sont au courant des différents numéros verts mis à la disposition de la population par les autorités sanitaires en cas de suspicion de symptômes de la pandémie.

Cette proportion est moins élevée parmi les ménages dirigés par une femme, soit 72% contre 85% pour les chefs du sexe masculin, et chez ceux n’ayant aucun niveau d’instruction (75% contre 94% pour ceux ayant un niveau supérieur), relève le HCP, notant que les ménages individuels sont les moins informés de ces numéros verts (66%).

En outre, l'enquête révèle que 76% des chefs de ménage envisagent de rester chez eux et d’appeler les numéros verts en cas d’apparition de signes suspects du covid-19, 78% dans les villes et 71% à la campagne, 15% de se rendre à l’hôpital, et 4% de recourir à l’assistance des proches.

Pour freiner la propagation de ce virus, 86% des chefs de ménage pointent la rigueur dans l’application du confinement, 44% d'entre eux la disponibilité des moyens de protection, 25% l’approvisionnement de proximité, 24% la distribution de savons, détergents, désinfectants et masques, 23% le dépistage massif et 22% les infrastructures hospitalières adaptées.

Par ailleurs, le HCP fait remarquer que pour suivre les informations sur l’évolution de cette pandémie dans le Royaume, la majorité des chefs de ménages marocains recourt principalement à la radio et à la télévision nationales, avec une part de 87%. Cette proportion est plus élevée en milieu rural (93%) qu’en milieu urbain (84%).

Les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.) viennent très loin derrière avec une part de 6%. Cette source d’information est utilisée en milieu urbain (8%) plus qu’en milieu rural (2%) et parmi les chefs de ménages ayant le niveau d’enseignement supérieur, avec 18%, contre 3% parmi ceux n’ayant aucun niveau.

Réalisée du 14 au 23 avril dernier, cette enquête a permis de suivre l’adaptation du mode de vie des ménages sous la contrainte du confinement. Elle a ciblé un échantillon de 2.350 ménages représentatif des différentes couches socio-économiques de la population marocaine selon le milieu de résidence, urbain et rural.

L'enquête a pour objectif d’appréhender, notamment, le niveau d’effectivité du confinement, les connaissances des ménages relatives au Covid-19, les actions prophylactiques, l’approvisionnement domestique en produits de consommation et d’hygiène, les sources de revenu en situation de confinement, l’accès à l’enseignement, l’accès aux services de santé et les réactions psychologiques.

Compte tenu des circonstances du confinement et de l’état d’urgence sanitaire, elle a été réalisée par voie téléphonique en utilisant la méthode de collecte assistée par tablettes.

34% des ménages se sont retrouvés sans aucun revenu

L’enquête menée par le Haut-Commissariat au Plan (HCP) pour identifier l’impact du coronavirus sur la situation économique, sociale et psychologique des ménages a révélé que 34% des ménages se sont retrouvés sans aucun revenu en raison de la pandémie.

"34% des ménages affirment n'avoir aucune source de revenus en raison de l'arrêt de leurs activités au temps de confinement", selon les résultats de cette étude menée du 14 au 23 avril auprès d'un échantillon de 2.350 ménages représentatifs des différentes couches socio-économiques de la population marocaine selon le milieu de résidence, urbain et rural.

Cette proportion est légèrement plus élevée parmi les ruraux (35%) que parmi les citadins (33%), précise le HCP, notant qu'elle s’élève à 44% parmi les ménages pauvres, à 42% parmi les ménages de l’habitat précaire, à 54% parmi les artisans et ouvriers qualifiés, à 47% parmi les commerçants, et à 46% parmi les ouvriers et manœuvres agricoles.

Par rapport à leur situation financière actuelle, pour 38% des ménages, le revenu couvre juste les dépenses, 39% en milieu urbain et 35% en milieu rural, 22% puisent de leurs épargnes (20% en milieu urbain et 26% en milieu rural), 14% recourent à l'endettement (12% en milieu urbain et 17% en milieu rural) et 8% comptent sur les aides de l’État pour couvrir leurs dépenses quotidiennes, 9% en milieu urbain et 5% en milieu rural.

Pour les aides publiques aux ménages pour perte d'emploi, le HCP souligne qu'un ménage sur cinq (19%) a reçu une aide de l’État pour compenser la perte d’emploi : 13% dans le cadre du programme RAMED et 6% dans le cadre du programme d’aide aux salariés formels (CNSS).

"49% des ménages affirment qu’au moins un de leurs membres actifs occupés a été contraint d’arrêter son activité, 40% d’entre eux ont reçu une aide de l’État ou de la part de l’employeur, d'après les résultats de l’enquête.

Selon la source d’aide, 31% des transferts reçus proviennent de l’État à travers le programme d’aide aux salariés formels (CNSS), 34% en milieu urbain et 16% en milieu rural. Rapportés à l’ensemble des ménages marocains, la part des ménages bénéficiaires de ce programme d’aide s’élève à 6% à l’échelle nationale, 8% en milieu urbain et 2% en milieu rural.

Quant à l'aide de l’État à travers le ciblage du programme RAMED, elle a été évoquée par 67% des ménages bénéficiaires, 63% en milieu urbain et 81% en milieu rural.

A l’échelle nationale, cette proportion s’élève à 13%, 15% en milieu urbain et 9% en milieu rural, estime le HCP, soulignant qu'elle atteint 22% pour les ménages dirigés par des ouvriers et manœuvres agricoles, 19% par des ouvriers et artisans qualifiés, et 16% par des commerçants.

Par ailleurs, le HCP fait savoir que 18% des ménages n’ayant pas perdu de l’emploi ont également bénéficié de l’aide de l’État, 13% en milieu urbain et 26% en milieu rural, ajoutant que ces ménages représentent 3,6% des ménages marocains.

"Près de trois ménages sur quatre (72%) bénéficiaires de l’aide de l’État, estiment que ces aides ne sont pas suffisantes pour compenser la perte des revenus, 75,9% en milieu urbain et 55,7% en milieu rural", d'après la même source.

60% des ménages ont des difficultés d’accès aux aides publiques

Près de 60% des ménages ayant un membre qui a perdu son emploi, suite à la pandémie du nouveau coronavirus Covid-19, ont des difficultés d'accès aux aides publiques, rapporte encore le Haut-commissariat au Plan (HCP).

"59% d’entre eux affirment qu’ils sont enregistrés mais non encore bénéficiaires, 54,5% en milieu urbain et 68% en milieu rural", précise le HCP qui vient de publier une enquête sur l’impact du coronavirus sur la situation économique, sociale et psychologique des ménages.

Rapportés à l’ensemble des ménages marocains, ces pourcentages s’élèvent à 21% à l’échelle nationale, 19% en milieu urbain et 26% en milieu rural, souligne l’enquête, notant que les autres raisons se déclinent comme suit : 7% n’ont pas encore formulé leur demande au moment de l’enquête mais comptent le faire, 11% ne sont pas affiliés à la CNSS, 9% ne sont pas adhérents au RAMED et 3% estiment qu’ils n’ont pas besoin de l’aide.

En plus des aides pour compenser la perte d’emploi, le HCP fait savoir que les ménages ont reçu aussi des transferts de l’État ainsi que d’autres ménages comme soutien en cette période de confinement.

"En fait, 44,5% des ménages ont reçu au moins un transfert en provenance des différentes sources (État, ménages, ONG, institutions publiques, privées, etc.), 46% en milieu urbain et 42% en milieu rural".

Par source de transferts, les aides provenant de l’État à travers le ciblage du programme RAMED, concernent 25% des ménages, 26% en milieu urbain et 22% en milieu rural, précise l’enquête, notant que la moitié (51%) d’entre eux sont des ménages avec des membres ayant perdu leur emploi dans le secteur privé, 14% sont des ménages dont certains membres continuent à travailler dans ce secteur et 35% sont des ménages sans aucun membre actif occupé.

Ils sont à hauteur de 32% des ménages pauvres, 37% des ménages dirigés par les ouvriers et manœuvres agricoles, 34% des commerçants, 31% des artisans et ouvriers qualifiés et 26% des exploitants agricoles.

Par ailleurs, dans le cadre de la solidarité sociale, 16% des ménages reçoivent des transferts en provenance d’autres ménages résidant au Maroc, 3% des Marocains résidant à l'étranger (MRE), 4% des organisations non gouvernementales (ONG) et 3% des administrations publiques et semi-publiques, selon les résultat de cette enquête.

Réalisée du 14 au 23 avril dernier, cette enquête a permis de suivre l’adaptation du mode de vie des ménages sous la contrainte du confinement. Elle a ciblé un échantillon de 2.350 ménages représentatif des différentes couches socio-économiques de la population marocaine selon le milieu de résidence, urbain et rural.

L'enquête a pour objectif d’appréhender, notamment, le niveau d’effectivité du confinement, les connaissances des ménages relatives au Covid-19, les actions prophylactiques, l’approvisionnement domestique en produits de consommation et d’hygiène, les sources de revenu en situation de confinement, l’accès à l’enseignement, l’accès aux services de santé et les réactions psychologiques.

Compte tenu des circonstances du confinement et de l’état d’urgence sanitaire, elle a été réalisée par voie téléphonique en utilisant la méthode de collecte assistée par tablettes.

La peur de la contamination réduit le recours aux consultations médicales

Les ménages atteints de maladies chroniques renoncent à 40% aux services de santé, par peur d'être contaminé par le Covid-19, indique le Haut-commissariat au Plan.

La peur de la contamination entrave l'accès aux ménages aux soins de santé pour 53% en cas de maladies ordinaires, 61% de vaccination des enfants, 51% de consultations prénatales et postnatales et 64% de services de santé reproductive, précise le HCP dans une enquête sur "l'impact du coronavirus sur la situation économique, sociale et psychologique des ménages".

Sur l’ensemble des ménages ayant un membre ou plus souffrant de maladies chroniques (30%), près de la moitié (48%) n’a pas accédé aux services de santé, 46% en milieu urbain et 53% en milieu rural, souligne la même source, notant que parmi les 29% des ménages concernés par les maladies ordinaires, 40% n’ont pas accédé aux services de santé, 38% en milieu urbain et 44% en milieu rural.

Selon l'enquête, 11% des ménages marocains ont des enfants à vacciner, seuls 36% d’entre eux ont dû renoncer aux services de vaccination.

Parmi les 5% des ménages ayant parmi leurs membres des femmes éligibles aux services des consultations prénatales et postnatales, 30% ont dû renoncer à ces services pendant le confinement sanitaire, 27% en milieu urbain et 33% en milieu rural.

En outre, parmi les 6% des ménages concernés par la santé reproductive, 34% n’ont pas accédé aux services de santé pendant le confinement, 27% en milieu urbain et 39% en milieu rural.

Réalisée du 14 au 23 avril dernier, cette enquête a permis de suivre l’adaptation du mode de vie des ménages sous la contrainte du confinement. Elle a ciblé un échantillon de 2.350 ménages représentatif des différentes couches socio-économiques de la population marocaine selon le milieu de résidence, urbain et rural.

L'enquête a pour objectif d’appréhender, notamment, le niveau d’effectivité du confinement, les connaissances des ménages relatives au Covid-19, les actions prophylactiques, l’approvisionnement domestique en produits de consommation et d’hygiène, les sources de revenu en situation de confinement, l’accès à l’enseignement, l’accès aux services de santé et les réactions psychologiques.

Compte tenu des circonstances du confinement et de l’état d’urgence sanitaire, elle a été réalisée par voie téléphonique en utilisant la méthode de collecte assistée par tablettes.

L'anxiété est le principal impact psychologique du confinement pour 49% des Marocains

L'anxiété est le principal impact psychologique du confinement pour 49% des ménages marocains. Cette proportion atteint 54% parmi les ménages résidant dans les bidonvilles, contre 41 % parmi ceux de l’habitation moderne, indique le HCP dans une enquête sur "l'impact du coronavirus sur la situation économique, sociale et psychologique des ménages".

Vient ensuite, la peur qui est ressentie par 41% des ménages marocains, principalement parmi les ménages dirigés par une femme (47%), contre 40% dirigés par un homme, et parmi les ménages pauvres (43%), contre 33% parmi les aisés.

Par ailleurs, 30% des ménages expriment un sentiment de claustrophobie, 32% en milieu urbain et 24% en milieu rural, estime l'enquête, notant que ce traumatisme concerne 30% des ménages composés de 5 personnes et plus, contre 25% pour les ménages de taille réduite de 2 personnes.

Le quart des ménages (25%) évoque une multiplication des phobies. Cette proportion est plus élevée en milieu urbain (29%) qu’en milieu rural (18%) et parmi les ménages dont le chef a le niveau d’enseignement supérieur (28%) que parmi ceux dirigés par une personne n’ayant aucun niveau d’éducation (23%), selon la même source.

L'enquête fait également ressortir que 24% des ménages souffrent de troubles de sommeil, les citadins (28%) sont deux fois plus touchés que les ruraux (14%) et que 8% des ménages présentent d’autres troubles psychologiques tels que l’hypersensibilité et la nervosité ou la lassitude.

D'après le HCP, 24% des ménages sont très inquiets des menaces du Covid-19, et 46% sont plutôt inquiets. Ces inquiétudes sont dues principalement à la crainte d’être contaminé par le virus (48%), de perdre son emploi (21%), du décès (10%), à ne pas pouvoir subvenir aux besoins alimentaires du ménage (10%) et par rapport à l’avenir scolaire des enfants (5%).

Réalisée du 14 au 23 avril dernier, cette enquête a permis de suivre l’adaptation du mode de vie des ménages sous la contrainte du confinement. Elle a ciblé un échantillon de 2.350 ménages représentatif des différentes couches socio-économiques de la population marocaine selon le milieu de résidence, urbain et rural.

L'enquête a pour objectif d’appréhender, notamment, le niveau d’effectivité du confinement, les connaissances des ménages relatives au Covid-19, les actions prophylactiques, l’approvisionnement domestique en produits de consommation et d’hygiène, les sources de revenu en situation de confinement, l’accès à l’enseignement, l’accès aux services de santé et les réactions psychologiques.

Compte tenu des circonstances du confinement et de l’état d’urgence sanitaire, elle a été réalisée par voie téléphonique en utilisant la méthode de collecte assistée par tablettes.